De magnifiques joutes oratoires pour la finale du concours Eloquentia Paris-Sud

Par Florence Miton / Publié le 13 mai 2019

Jeudi 28 mars s’est tenue à l'IUT de Sceaux la première finale du plus grand concours de prise de parole francophone du sud de Paris, Eloquentia Paris-Sud ! Plus de 150 personnes étaient réunies pour l’occasion, preuve de l’engouement pour les joutes oratoires, la rhétorique et le beau parler persuasif.


Les deux finalistes d'Eloquentia Paris-Sud.

Le public Paris Sudien, enthousiaste, a pu écouter les discours des deux finalistes sur le sujet, tombant à point nommé - mais était-ce vraiment un hasard ? - « les bonnes choses ont-elles toujours une fin ? ». Emeline Darbonnel en 2e année de Génie Mécanique et Productique à l’IUT de Cachan a défendu la position « pour », tandis que Sadi Yildiz, étudiant en année de césure, lui répondait à la négative.

Après les prestations remarquables des candidats, le jury a pris le relais avec force humour. Ce jury était composé d’avocats, qui ont réjoui le public de bons mots, et de comédiens, qui ont ravi l’amphi de leur talent. Président de jury, François Rollin (Kamelott), nous a fait l’honneur de sa présence. Au final, Emeline a été sacrée meilleure oratrice Eloquentia Paris Sud 2019 !

A l’issue de cette soirée stimulante pour les zygomatiques, Alain Sarfati, président de l'Université Paris-Sud, et Sophie Morin-Delerm, directrice de l'IUT de Sceaux, ont félicité les deux candidats ! Pour en arriver là, en effet, la route fut longue : il leur a fallu passer le cap houleux des présélections à huis clos le 31 janvier, comme une cinquantaine de courageux candidats ; puis l’étape épineuse des quarts de finale le 12 février à Orsay, où 8 candidats étaient encore en lice ; enfin, il leur restait à remporter le ticket de la demi-finale à Cachan le 14 mars.

L’association Eloquentia Paris Sud est née en 2017 à Paris-Sud, d’une idée un peu folle : après avoir vu le bouleversant documentaire de Stéphane de Freitas et Ladj Ly, « A voix Haute », nommé aux Césars, des enseignants et étudiants ont eu envie de relever un défi de monter un concours similaire à Paris-Sud et de rejoindre ainsi Eloquentia Saint-Denis, Nanterre, Grenoble, Limoges, Marseille, Bordeaux, Bruxelles, Constantine…


Le jury et les participants.

A Paris-Sud, tout un bataillon d’étudiants, une petite vingtaine, encadrés par des enseignants tuteurs, a mis tout en œuvre pour la réussite du projet. Ces étudiants volontaires de l’IUT de Cachan, d’Orsay ou de Sceaux ont communiqué tout azimut auprès des institutions pour les financements. Auprès des candidats potentiels (18-30 ans du Sud de Paris, l’université Paris-Sud et plus largement Paris Saclay, un vivier idéal !), ils ont proposé des petits déjeuners, monté des stands dans les locaux de l’université, animé une page facebook EloquentiaParisSud, organisé une soirée de lancement pour montrer « en live » les objectifs du concours Eloquentia, susciter les vocations, et amener les jeunes à oser prendre la parole !

Eloquentia Paris Sud propose également une formation pour accompagner les candidats, sous la forme de Masters Class : gestion de la voix, respiration, expression scénique, improvisation, slam, structuration du discours, types d’arguments, rien – ou presque – n’a été laissé au hasard.  Ces formations du samedi matin sont l’occasion d’apprendre, de se perfectionner, de dépasser ses peurs, de nouer des amitiés, de rire (beaucoup), le tout dans un climat où règnent les trois valeurs essentielles d’Eloquentia : le respect, l’écoute et la bienveillance. N’hésitez pas à venir vous renseigner pour le concours 2020 sur la page Facebook et à laisser un message ! Quant à Emeline Darbonnel, elle va avoir besoin de tout le soutien de Paris Sud… En effet, pour elle, ce n’est pas fini, cela ne fait même que commencer : à la rentrée, elle défendra les couleurs de Paris-Sud lors de la demi-finale internationale d’Eloquentia, qui va voir s’affronter les candidats victorieux de chaque concours Eloquentia ! En 2018, la finale internationale s’est tenue au Panthéon… En 2019, « l’Université Paris-Sud à sa grande femme reconnaissante » ? On croise les doigts…

Dernière modification le 13 mai 2019