Félicitation à nos étudiants poètes

Par Olivier Kahn et Hélène Baudot / Publié le 23 mars 2018

Jeudi 15 mars 2018, à la Maison de l’étudiant de l’université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines, avait lieu la remise des Prix du concours de poésie interuniversitaire de l’académie de Versailles, dans le cadre du Printemps des Poètes. Les trois lauréats de cette édition, Denany Badji, Raphaël Capet et Vincent Bonnet, sont étudiants à l’Université Paris-Sud. Nous les avons rencontrés.


L'affiche du printemps des poètes. © DR

A en croire leurs témoignages, il n’y a pas de méthode miracle pour écrire de la poésie.
« J’essaie d’écrire tous les jours, c’est comme une gymnastique », nous dit Denany BADJI, 1er prix, étudiant en licence bio-médicale à l’IUT de Cachan.

A l’inverse, le 2e prix, Raphaël Capet, étudiant en licence de droit à la Faculté Jean Monnet, écrit « quand [il en a] envie ». Vincent Bonnet, 1er prix catégorie « poème audio », étudiant en master physique et ingénierie de l’énergie à l’Ufr Sciences, indique quant à lui écrire « plus par période ».

 


Les trois étudiants de l'Université Paris-Sud lauréats : Raphaël Capet, Vincent Bonnet et Denany Badji. © DR

Ecrire « en fonction de son ressenti »

Issus de trois Formations très différentes, sans lien apparent avec la littérature, nos lauréats expliquent avoir des sources d’inspiration variées. Quand Vincent Bonnet écrit « en fonction de [son] ressenti, de [ses] émotions, d’une phrase [qu’il a] pu entendre, d’une ambiance qui se dégage d’un lieu, d’un évènement qui a retenu [son] attention », Raphaël Capet considère, lui, que la discipline qu’il étudie, le Droit, le plonge « au cœur de toutes les réflexions contemporaines, ce qui peut effectivement être source d’inspiration ». Pour Denany Badji, la poésie est aussi un moyen « d’inventer de nouvelles expressions ».

Un thème « royal »

Le thème de cette année, l’ardeur, a indéniablement inspiré les lauréats : « c’est un thème très intrigant, qui invite à s’exprimer », dit Raphaël Capet, tandis que Vincent Bonnet y a vu un « thème royal », au « caractère inépuisable ». Denany Badji avoue même qu’il n’aurait « jamais pensé que ce thème [l]’inspirerait autant ». Le choix de la forme poétique permet avant tout d’être libre : « l’exercice poétique, assure Denany Badji, nous donne la liberté de faire ce qu’on veut et c’est une chance à saisir ». Comme le souligne Vincent Bonnet, « il n’y a aucune règle, mais en même temps une infinité de contraintes ».

Leurs conseils à ceux qui hésitent à tenter l’écriture poétique ?

Pour Vincent Bonnet, « être curieux des associations possibles entre les mots », « se laisser prendre au jeu et ne pas abandonner une idée qui pourrait paraître farfelue », « être patient et multiplier les travaux expérimentaux ». « Oser ! Oser c’est le plus important » estime Denany Badji, mais « ne pas se forcer », ajoute Raphaël Capet, « se faire confiance et ne pas se mentir », car « la poésie est un pas de plus vers la vérité » conclut Vincent Bonnet.

Dernière modification le 23 mars 2018