Les étudiants de Paris-Sud brillent lors d'un tournoi entre physiciens

Par Anaïs Vergnolle / Publié le 27 février 2018

Les 9 et 10 février derniers, 10 étudiants de M1 du Magistère de Physique Fondamentale ont participé à des « combats de physique » lors de joutes oratoires publiques en anglais dans le cadre du French Physicists’ Tournament. Pour sa deuxième participation, l’équipe de l’Université Paris-Sud, en lice face à onze équipes d’autres universités ou grandes écoles, a fini sur la troisième marche du podium !


Equipe de Paris-Sud en pleine préparation lors de la rencontre avec l’université Paris Diderot. Crédit photo : Jean-Marie Fischbach, Université Paris-Sud

Joutes physiques et problèmes à résoudre

Le French Physicists’ Tournament est une rencontre annuelle organisée par la Commission Jeunes de la Société Française de Physique, soutenue par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et parrainée par l’Académie des Sciences.

Sullivan Marafico, Albertine Oudin, Florian Mercier, Baptiste Baudin, Bayane Michotte De Welle, Benjamin Niopel, Guillaume Bogopolsky, Gaetan Hercé, Guillaume Dréau, et Pierre Gourbin , étudiants du Magistère de Physique Fondamentale de l’Université Paris-Sud, ont travaillé plusieurs mois sur une série de onze problèmes ouverts : pourquoi les gouttes d’eau remontent sur les fenêtres latérales des voitures, comment fabriquer un haut-parleur sans pièce mobile, pourquoi un jet d’eau fait des hélices, comment fabriquer une calculatrice avec des colorants alimentaires, et d’autres problèmes.


Présentation de la simulation du mouvement d’un écrou dans un ballon de baudruche : il y a trois fréquences caractéristiques qui apparaissent, créant un bruit très désagréable ! Crédit photo : Jean-Marie Fischbach, Université Paris-Sud

Un formidable outil de formation

Pour la première fois dans leur scolarité, ces étudiants ont dû répondre à des questions qui n’ont pas de solution évidente et auxquelles il n’y a pas une unique bonne réponse. Ils ont travaillé en groupe de manière autonome et ont appris à s’organiser, à se répartir les tâches, à travailler ensemble, à se faire confiance, et à supporter la pression d’un concours ! Les étudiants ont dû mener en parallèle dix problèmes différents de physique, avec recherche bibliographique, étude expérimentale et étude théorique, dans des domaines aussi variés que la physique des plasmas ou la mécanique des fluides.

Les étudiants ont pu s’investir totalement dans ce projet grâce à l’appui de la filière de physique fondamentale, qui a reconnu l’intérêt pédagogique de ce concours et a libéré du temps pour les étudiants en les dispensant de plusieurs jours de travaux pratiques, tout en assurant un soutien technique et scientifique à l’équipe.


Réglages (dans le noir) du détecteur de particules issues du rayonnement cosmique pour les nuls fabriqué par l’équipe de Paris-Sud. Crédit photo : Jean-Marie Fischbach, Université Paris-Sud.

Une finale et une belle troisième place !

Le tournoi des 9 et 10 février a constitué le point d’orgue de tout ce travail. Deux à deux, les équipes se sont affrontées sous la forme de joutes verbales, le tout en anglais. Le principe est simple : un rapporteur de chaque équipe expose sa réponse à un des problèmes ; l’équipe adverse critique ensuite cette présentation et entame la discussion. Un jury constitué de doctorants, de chercheurs et d'enseignants questionne les orateurs avant d'attribuer des notes. Les rôles sont ensuite échangés et une seconde ronde débute.

Après 4 "physics fights", l’équipe de l’Université Paris-Sud a terminé à une excellente troisième place, derrière l’École Polytechnique et l’École normale supérieure-Université de Lyon. L’équipe vainqueur s’est qualifiée pour la finale internationale qui aura lieu à Moscou au mois d’avril.

Ces journées ont donné lieu à des confrontation d’idées, d’arguments et des discussions autour de la physique. Elles ont été l’occasion pour l’équipe de Paris-Sud de rencontrer d’autres jeunes physiciens venus de toute la France.

Magistère de physique fondamentale d’Orsay

Il s’agit d’une formation aux développements théoriques les plus modernes, qui permet une compréhension des méthodes d’analyse de la recherche, une adaptabilité aux problèmes divers rencontrés dans une carrière scientifique et technique. Des enseignements d’informatique approfondis, de langue, d’économie et de gestion viennent compléter une large palette d’enseignements plus traditionnels dans les domaines de la physique fondamentale.

Cette formation complète et approfondie en Physique d’une durée de trois ans est destinée aux bons étudiants de première et deuxième année de Licence et des classes préparatoires. C’est une formation universitaire de haut niveau s’articulant d’une part sur la recherche, par les stages en laboratoire en première année de Magistère (Licence 3e année) et en troisième année de Magistère (Master 2e année), et d’autre part sur le monde professionnel par les stages en entreprise en seconde année de Magistère. Cette formation inclut les diplômes nationaux de Licence et Master de Physique Fondamentale.

 

En savoir plus
Le site de la Section française de l'International Physicists' Tournament
Contact : frederic.bouquet @ u-psud.fr

Dernière modification le 27 février 2018