Le Droit et les péchés capitaux

Par Benoît Auroy et Constance Lehman / Publié le 15 octobre 2019

Le 3 octobre dernier, s’est tenu le premier colloque « jeunes chercheurs » organisé par le Centre d’Études et de Recherche en Droit de l’Immatériel (CERDI) de la Faculté Jean Monnet (Droit, Économie, Gestion) de l’Université Paris-Sud, et ses doctorants, Benoît Auroy et Constance Lehman, sur « le droit et les péchés capitaux ».

Cette journée fut un véritable succès, en rassemblant une quinzaine d’intervenants venus de toute la France et aux profils extrêmement variés : privatistes, publicistes, mais aussi historiens du droit, de la doctorante en première année de thèse au maître de conférences récemment élu.

La matinée fut présidée par Monsieur Damien Sadi, maître de conférences à l’Institut Droit Éthique Patrimoine (IDEP) de la Faculté, et fut l’occasion de définir précisément la notion de péché capital, avant de s’interroger sur l’existence de péchés commis par le droit lui-même. Œuvre de l’homme, le droit reflète l’imperfection de son créateur et l’élaboration comme l’application des règles juridiques peuvent être sources de péchés.

Placée sous la présidence du Professeur Jean Lapousterle, co-directeur du CERDI, l’après-midi fut ensuite dédiée à l’analyse de l’appréhension par le droit des péchés capitaux. S’il est évidemment marqué par l’influence de la règle ecclésiastique, le droit ne s’en fait pas systématiquement le relai. Loin de toujours sanctionner les péchés capitaux, il peut les tolérer, au point d’en assurer parfois une véritable protection.

Enfin, le Professeur Charlotte Dubois, membre du Centre Innovation et Droit de l’Université de Bourgogne, assura la synthèse de cette journée. 

Nous remercions tous les participants pour leurs interventions très riches.