« Journée Recherche » interdisciplinaire de l’IUT de Sceaux, en toute « Confiance »

Publié le 11 juin 2018

L’IUT de Sceaux organise vendredi 15 juin une journée de recherche interdisciplinaire sur le thème de la Confiance. Cette journée ouverte à tous est organisée avec le concours des laboratoires de recherche des enseignants-chercheurs de l’IUT.

« Ma recherche pour les autres » est une journée de recherche interdisciplinaire qui vise à donner l’occasion à des chercheurs de partager leurs connaissances avec une double exigence : une exigence scientifique et une exigence de vulgarisation.

Cette double exigence repose sur un triple pari :

  • Parler simplement d’un sujet pointu n’est pas le gage d’une moindre maîtrise scientifique mais est au contraire le signe d’une bonne connaissance de son domaine de recherche.
  • L’expérience montre que le croisement disciplinaire autour d’une thématique commune est toujours l’occasion de débats riches en idées nouvelles et en échanges féconds. Elle donne à chacun.e l’opportunité de décloisonner sa discipline et de « braconner » sur des terres inexplorées, à même d’enrichir sa réflexion.
  • La recherche scientifique a aussi vocation à être disséminée au-delà de la sphère de la communauté scientifique. Pour cette raison, cette journée de recherche est l’occasion pour des chercheurs de présenter leurs travaux devant un large public (autres chercheurs, enseignants, étudiants, personnel administratif, public extérieur).

L’appartenance disciplinaire n’a pas d’importance ; elle peut relever aussi bien des sciences formelles (chimie, informatique, mathématiques, physique, etc.) ou de la nature (agronomie, biologie, géologie, etc.) que des sciences humaines et sociales (philosophie, sociologie, psychologie, économie, gestion, histoire, etc.). La finalité d’une telle journée est d’ouvrir de nouveaux champs de réflexion pour chacun.e et de décloisonner les approches méthodologiques et les disciplines scientifiques. L’objectif est de nous donner à penser autrement et différemment nos propres champs de recherche. Tel un laboratoire d’idées, ce moment partagé doit permettre de faire émerger une pluralité de définitions établies, de défricher ensemble de nouveaux possibles, d’interroger nos certitudes et d’élaborer des pistes nouvelles de réflexion.

Chaque année, un thème fédérateur est donc choisi par l’ensemble des enseignants-chercheurs de l’IUT de Sceaux. Le thème de cette année est consacré à la confiance.

La confiance

A l’origine du mot confiance serait la déesse romaine Fides, divination d’un trait caractère de Jupiter, « protecteur des serments [qui] ne pouvait protéger que ce qui existait ; Fides, la secrète, protégeait à l'avance ce qui n'existait pas, mais qui, un jour, se réclamerait d'elle » (Grimal, 1974 : 155). En latin, elle devient confidentia, qui donne lieu à confience au XIIe siècle (in Trésor de la langue française) ; de même racine, confiance et confidence – la partie cachée du serment sous Fides – se séparent au XVIIe siècle.

De son côté, le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie remettre quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui, à sa bienveillance et à sa bonne foi. L’étymologie du mot souligne les liens étroits tissés entre confiance, fiabilité ou foi. La confiance évoque aussi la trahison, puisqu’avoir confiance, c’est aussi admettre la possibilité du changement, du revirement.

La confiance est à la fois fondamentale et pleine de risque. Fondamentale, car elle permet de se projeter dans l’avenir et d’envisager des relations humaines stables – des rapports de travail jusqu’à l’amitié ou l’amour. Ainsi, la confiance est l’élément fondamental, aussi indispensable qu’il est difficile à objectiver, au fonctionnement du système social et à l’existence de la représentation démocratique. Elle est également pleine de risque ; avoir confiance en quelqu’un, c’est également accepter la possibilité de la trahison. Elle suppose donc un acte de foi, puisqu’elle place d’emblée celui qui fait confiance dans un état de vulnérabilité et de dépendance. Elle implique d’accepter de ne pas tout savoir ; en ce sens, elle s’oppose à la transparence.

La confiance peut être abordée de multiples façons et mobilise de nombreux champs de recherche, qu’ils relèvent des sciences formelles, de la nature ou des sciences sociales.

Ainsi, au concept de confiance peuvent être associées de nombreuses qualifications qui vont lui donner une coloration particulière : confiance en soi (psychologie), la confiance comme construction sociale (sociologie), la confiance déçue et la mauvaise foi (sciences juridiques), la confiance et le management (sciences de gestion), la crise de confiance (économie) ou l’intervalle de confiance (mathématiques).

Six interventions sont programmées réparties en deux sessions.

Télécharger le programme

Contacts : anne.janand @ u-psud.fr et nicolas.praquin @ u-psud.fr

Dernière modification le 12 juin 2018