Le projet P-TRONICS : une plateforme d’impression 3D mécatronique

Par Cécile Pérol / Publié le 27 septembre 2017

Co-porté par un enseignant-chercheur de l’Université paris-Sud, le projet P-TRONICS a été sélectionné par la SATT Paris-Saclay pour un investissement de 468 k€ sur 18 mois.


La plate-forme d'impression 3D mise au point par P-TRONICS. © P-TRONICS / SATT Paris-Saclay

La mécatronique allie l'utilisation simultanée et en étroite symbiose des techniques du génie mécanique, de l'électronique, de l'automatisme et de la micro-informatique pour envisager de nouvelles façons de concevoir et de produire, créer de nouveaux produits plus performants et de nouvelles machines.

Le projet P-TRONICS a pour but le développement d’une plateforme d’impression 3D mécatronique permettant la fabrication simultanée d’éléments actifs intégrés dans la structure même de l’objet 3D.

Ce nouveau procédé breveté de fabrication additive permettra l’impression d’objets complets actifs et instantanément utilisables tels que des capteurs physiologiques flexibles, bracelets connectés, structures robotiques, etc.

Cette technologie de rupture sera développée dans le cadre du projet P-TRONICS en collaboration avec le Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur du CNRS, et l’Institut Jean Lamour (CNRS/Université de Lorraine).

Le procédé P-Tronics repose sur 3 axes de travail :
- Une plateforme d’impression 3D d’un objet actif directement intégré dans l’objet final ;
- Un matériau dont les propriétés répondent aux spécificités souhaitées lors de l’impression ;
- Un logiciel de commande de l’imprimante : plugin d’un logiciel de Conception Assistée par Ordinateur (CAO).

 

Le projet est mené par deux chercheurs :
• Mehdi Ammi : porteur du projet au LIMSI, Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (CNRS) et maître de conférences à l’Université Paris-Sud ;
• Samuel Kenzari : responsable du projet et ingénieur de recherche CNRS² à l’Institut Jean Lamour (CNRS/Université de Lorraine).
A l’issue du projet P-TRONICS, une start-up sera créée par Mehdi Ammi et Yacine Tsalamlal (ingénieur maturation à la SATT Paris-Saclay). Elle permettra de mettre en évidence la pertinence du procédé innovant de fabrication additive au travers d’un plugin logiciel, d’une machine et d’un matériau adapté pour l’impression 3D de tels objets. Ce procédé a la capacité d’obtenir un objet complet et actif en une seule fabrication et ainsi de répondre aux besoins de prototypage et de production de petites séries d’objets actifs fonctionnels.
L’investissement accordé au projet P-TRONICS par la SATT Paris-Saclay a pour objectif de participer au futur succès commercial de cette innovation.

Dernière modification le 27 septembre 2017