Quatre prix de la Chancellerie attribués à des docteurs de Paris-Sud

Par Gaëlle Degrez / Publié le 3 décembre 2015

Quatre docteurs de l'Université Paris-Sud figurent parmi les lauréats des Prix de la Chancellerie des Universités de Paris décernés lors d’une cérémonie solennelle organisée le 1er décembre 2015.

Chaque année, 50 jeunes docteurs de toutes nationalités, issus des 17 universités et de 6 grands établissements d’enseignement supérieur d’Île-de-France, se voient récompensés d’un prix de 10 000 euros pour l’excellence de leurs travaux de recherche en droit, économie et gestion, médecine, sciences, lettres et sciences humaines et pharmacie. En 2015, quatre docteurs de l’Université Paris-Sud ont reçus cette distinction.

Un prix en médecine


Lise Boussemart, en présence de Jacques Bittoun, président de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris - Sylvain Lhermie

Lise Boussemart a reçu le Prix Gustave Roussy / Aguirre-Basualdo pour sa thèse intitulée « Inhibiteurs de BRAF dans le traitement du cancer : contribution à l’étude des mécanismes de résistance et des effets secondaires paradoxaux ». Au cours de ce travail la jeune chercheuse a identifié une nouvelle cible intra-cellulaire impliquée dans la résistance des cancers aux thérapies actuelles. Bloquer efficacement cette cible dans les tumeurs pourrait, à terme, offrir un plus bel avenir aux personnes souffrant de cancer.

Directeurs de thèse : Professeur Caroline Robert, médecin dermatologue et chef du service de Dermatologie de Gustave Roussy (IGR) et Stéphan Vagner, chercheur au laboratoire Biomarqueurs prédictifs et nouvelles stratégies moléculaires en thérapeutique anticancéreuse (Inserm /Gustave Roussy/Université Paris-Sud)

Deux prix en science


Shen Lin, en présence de Jacques Bittoun, président de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris - Sylvain Lhermie

Shen Lin a reçu le Prix Prix Perrissin-Pirasset / Schneider pour sa thèse intitulée  « Marche aléatoire indexée par un arbre et marche aléatoire sur un arbre ». L’objet de cette thèse est d’étudier plusieurs modèles probabilistes reliant les marches aléatoires et les arbres généalogiques issus de processus de branchement. Une première enquête traite en détail le nombre de points visités par une marche aléatoire branchante critique. Une seconde étude permet d’avancer vers une description complète de l’analyse multifractale de la mesure harmonique à la frontière des grands arbres aléatoires. L’étude de la marche aléatoire et du processus de branchement présente l’intérêt de se situer au cœur de la théorie de probabilités, et à l’interface de plusieurs domaines : probabilités, combinatoire, informatique théorique, et physique statistique.

Directeur de thèse : Jean-François Le Gall, Professeur au Laboratoire de Mathématiques d’Orsay (LMO-UPSud/CNRS)


Silvain Rideau, en présence de Jacques Bittoun, président de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris - Sylvain Lhermie

Silvain Rideau a reçu le Prix Thiessé de Rosemont / Demassieux pour sa thèse intitulée « Éliminations dans les corps valués ». Cette thèse a pour objectif l’étude modèle théorique des corps valués. Les principaux résultats décrivent les ensembles définissables et leurs quotients dans des corps valués potentiellement enrichis d’opérateurs. Ces résultats ont des applications en géométrie diophantienne et à des problèmes de comptage en théorie des groupes. L’intérêt pour la théorie des modèles vient du cadre élégant et général dans lequel elle permet d’étudier d’autres questions mathématiques et les principes fondamentaux qu’elle met en lumière.

Directeurs de thèse : Élisabeth Bouscaren, chercheur au Laboratoire de Mathématiques d’Orsay (LMO-UPSud/CNRS)  et Thomas Scanlon, professeur au Département de mathématiques de l’Université de Berkeley (Etats-Unis)

Un prix en pharmacie


Lauriane Goldwirt, en présence de Jacques Bittoun, président de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris - Sylvain Lhermie

Lauriane Goldwirt a reçu le Prix Régnier pour sa thèse intitulée « Rôle des médicaments antiangiogéniques et de l’expression des transporteurs d’efflux de la barrière hémato-encéphalique dans la modulation du passage intracérébral et intratumoral des médicaments utilisés dans le traitement du glioblastome ». Le passage cérébral des anticancéreux est un facteur limitant l’efficacité des traitements du glioblastome. Les travaux de Lauriane Goldwirt ont permis d’évaluer l’impact des transporteurs d’efflux, des interactions médicamenteuses et de l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par une technique innovante d’ultrasons (essai clinique en cours) sur la modulation de ce passage.

Directrice de thèse : Christine Fernandez, Professeur à la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud

Dernière modification le 3 décembre 2015