Bourse L'Oréal-Unesco : une doctorante de l'Université Paris-Sud récompensée

Par Gaëlle Degrez / Publié le 1er octobre 2015

Caroline Midonet, doctorante à l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC-UPSud/CNRS/CEA) est l’une des 20 lauréates des Bourses L’Oréal-Unesco  « Pour les Femmes et la Science » dont le palmarès a été dévoilé ce mercredi 30 septembre à l’hôtel de ville de Paris.

67% des européens pensent que les femmes n’ont pas les capacités requises pour accéder à des postes scientifiques de haut niveau.* Pour lutter contre ce stéréotype, la Fondation L’Oréal s’engage à travers le programme des Bourses L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO. Depuis 2007, en France, ce sont 140 femmes en doctorat et post-doctorat qui, devant leurs pairs, mais également le grand public, ont été mises en lumière pour l’excellence de leurs travaux de recherche ; pour que celles qui excellent aujourd’hui tordent le cou aux préjugés et inspirent des vocations chez les jeunes femmes de demain.

Cette année, le jury, présidé par le Professeur Bernard Meunier, Président de l’Académie des sciences, a sélectionné, parmi plus de 821 candidatures, 10 doctorantes et 10 post-doctorantes en sciences du vivant, de la matière, de l’ingénieur et technologiques. Caroline Midonet est l’une des 10 doctorantes lauréate dans la catégorie « Prévenir le développement des épidémies d’aujourd’hui et de demain ».

Comprendre les mécanismes d’émergence de nouvelles souches pathogènes du Cholera

Caroline Midonet a les yeux qui pétillent lorsqu’elle évoque, intarissable, son sujet de recherche. Qui va gagner la compétition des espèces : les humains ou les bactéries ? A peine comprend-on une maladie infectieuse et trouvons-nous une thérapie, qu’une nouvelle épidémie apparaît. Quels sont les mécanismes utilisés par des bactéries pathogènes pour sans cesse produire de nouvelles souches ? Certaines comme celles responsables du choléra se servent des exotoxines codées dans le génome de virus qui infectent les bactéries.

Le virus sert ici de véhicule pour disséminer des informations génétique entre bactéries. Ce transfert peut ainsi conduire à l’émergence de nouvelles souches pathogènes pour l’homme. « Mes recherches permettront de mieux comprendre l’émergence rapide de nouvelles souches pathogènes de Vibrio cholerae », explique la jeune femme actuellement, en troisième année de thèse, au sein de l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC), sous la direction de François-Xavier Barre, directeur de recherche CNRS et responsable de l’équipe Evolution et maintenance des Chromosomes circulaires. Ces résultats pourront être étendus à d’autres bactéries ciblées par des virus semblables. Ils permettront aussi de mieux comprendre l’importance des virus dans l’évolution rapide de certaines bactéries vers la pathogénicité.

* Source : Etude #ChangeTheNumbers 2015 Opinion Way pour la Fondation l’Oréal

Dernière modification le 17 novembre 2015