L’Université Paris-Sud à l’honneur au concours mondial de l'Innovation 2030

Par Gaëlle Degrez / Publié le 19 septembre 2014

Une équipe de l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay  (ICMMO – UPSud/CNRS) a été lauréate dans la catégorie Recyclage des matières du concours mondial de l'innovation qui vise à dénicher les champions de demain dans sept filières clefs pour la France.


De gauche à droite : Pascal Viel (CEA), Vincent Huc, Ekaterina Shilova (Equipe LCI-ICMMO). Ils étaient invités au Palais de l'Elysée par François Hollande dans le cadre de la cérémonie de remise des prix. © DR

Le concours "Innovation 2030" a été lancé par le président de la République, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et en s’appuyant sur Bpifrance (la banque publique d'investissement).

Objectif: soutenir des projets à fort potentiel pour l’économie française. 110 projets au total ont été retenus pour la phase 1 du concours (phase d’amorçage), avec à la clé un financement de 200 000 euros. Deux autres phases suivront (accompagnement et industrialisation), donnant lieu à une nouvelle sélection puis à un financement des lauréats plus importants. Le projet CYTER s’intègre dans l’une des sept ambitions du concours, dédiée au recyclage des métaux, parmi les 6 projets retenus pour cet axe.

Un des 110 projets à fort potentiel pour l’économie française

Du fait de l’évolution des technologies de pointes, la quantité de déchets Hi-Tech augmente de manière exponentielle. Les principaux enjeux du projet CYTER sont le recyclage des terres rares contenues dans ces déchets pour minimiser leur impact environnemental et créer des sources alternatives pour ces métaux stratégiques. Il est basé sur une nouvelle technologie issue de la collaboration de deux chercheurs de l’ICMMO, Vincent HUC et Ekaterina SHILOVA, avec un chercheur du CEA Saclay, Pascal VIEL.

CYTER permet la capture sélective et simultanée de différents métaux en milieux liquides, en utilisant de nouveaux matériaux adsorbants à base de fibres de carbone. Après capture, l’adsorbant est régénéré par l’application d’un potentiel électrique, c’est-à-dire sans traitement chimique ultérieur.

Les bénéfices sont multiples tant au niveau de l’optimisation technico-économique du procédé, associé à un stockage facilité sous un volume réduits des déchets, en garantissant un maximum de sécurité environnementale. Le projet CYTER est porté par la Start-Up AJELIS, fournisseur de matériaux innovants pour la capture sélective des métaux lourds contenus dans des solutions concentrées ou diluées.

Contact : Vincent Huc – ICMMO (UPSud/CNRS) – vincent.huc @ u-psud.fr

Dernière modification le 19 septembre 2014