Première école d'été sino-française en nanophotonique, nanoélectronique et nanomagnétisme

Par la Direction des Relations Internationales / Publié le 12 juillet 2018

L’Université Paris-Sud organise sa première école d’été franco-chinoise dans le domaine des nanosciences du 3 au 27 juillet, en partenariat avec Campus France.  NANO3 propose 4 semaines de cours intensifs en nano-photonique, nano-électronique et nano-magnétisme, à 20 étudiants chinois d’exception, de niveau Master et Doctorat.


© Christophe PEUS pour UPSUD

Une occasion unique de préparer son futur doctorat

Cette école est proposée dans le cadre de la 3eme Edition des écoles d’été d’excellence françaises. L’ambassade de France a ainsi sélectionné une large variété d’écoles couvrant plusieurs champs de recherche en chimie, biologie, mathématiques, physique, informatique et sciences humaines.

Nano3 a su attirer l’intérêt d’étudiants chinois d’excellence en recueillant le plus grand nombre de candidatures parmi toutes les écoles proposées, grâce, notamment, à un partenariat de longue date avec l’université de HUST.


© Christophe PEUS pour UPSUD

Un programme riche et professionnalisant

Nano3 comprend des cours magistraux, des travaux dirigés, des modules d’introduction à la recherche ainsi qu’une introduction à la langue et à la culture française avec des cours de Français Langues Etrangères (F.L.E) et des visites de la région francilienne.

Il s’agit pour les participants chinois d’appréhender le système d’enseignement français et d’identifier potentiellement un sujet de recherche ainsi qu’un futur maître de thèse pour une poursuite d’étude au sein de l'Université Paris-Sud.

A ce titre, tout au long du mois de juillet, plusieurs évènements de networking vont leur permettre de rencontrer des chercheurs et des doctorants de Paris-Sud, et notamment des membres de l’association « Union des chercheurs et des étudiants chinois à Paris-Sud » mais également des industriels du secteur.


© Christophe PEUS pour UPSUD

Nano3 se tient sur le Campus d’Orsay / Plateau de Saclay sur les sites de l’ISMO et du C2N, partenaires du dispositif. Les enseignements sont dispensés en anglais par des enseignants chercheurs de Paris-Sud issus du C2N, qui interviennent pour la plupart, dans le cadre du Master 2 Nanosciences * de Paris-Saclay et en Masters internationaux.

  • Le Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies (C2N), est issu de la fusion en 2016 du Laboratoire de Photonique et de Nanostructures (LPN) et l’Institut d’Electronique Fondamentale (IEF) et est l’une des cinq plus grandes infrastructures en France sur le sujet.
  • L’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay (ISMO) est une unité de recherche créée en 2010,  issue de la fusion de trois laboratoires d’Orsay : le Laboratoire de Photophysique Moléculaire, le Laboratoire des Col-lisions Atomiques et Moléculaires et le Laboratoire d’Interaction du rayonnement X avec la Matière.

Les nanotechnologies, un axe fort de recherche en Chine et en France, à Paris-Sud

Avec des infrastructures de recherche mises en place depuis près de trente ans, la France est l’un des pays à la pointe de la recherche fondamentale en nanosciences. Elle se place au 2e rang européen, pour l’investissement dans la recherche en nanosciences, au 5e rang mondial pour le nombre de publications, au 7e rang pour le nombre de brevets en 2017 (4e rang pour la Chine), et développe de nombreuses recherches dans les domaines de l’électronique et des communications, des matériaux, des énergies, des biotechnologies, de la pharmacologie, de la médecine, de la santé et de l’environnement.


© Christophe PEUS pour UPSUD

Un fantastique champ de recherche étudié à Paris-Sud

Avec de nombreux chercheurs et laboratoires dans les nanosciences et les nanotechnologies (dont plus de 120 chercheurs et 4 laboratoires dédiés aux nanotechnologies au C2N), l’université Paris-Sud et le CNRS ont développé une expertise de renommée mondiale sur le sujet et multiplient les collaborations internationales contribuant largement au rayonnement de l’université. Paris-Sud a également développé un MOOC spécifiquement dédié à cette thématique.

Plus largement, l’université Paris-Sud participe du labex NanoSaclay (Laboratoire d’'excellence interdisciplinaire en nanosciences et nanotechnologies de Paris-Saclay) qui a généré 350 brevets et 10 start-up (issus de 24 partenaires) ces dix dernières années.

Pour une coopération franco-chinoise renforcée à Paris-Sud

Nano3 s’inscrit dans le cadre d’une coopération stratégique avec plusieurs universités chinoises importantes, dont la Huazhong University of Science and Technology (HUST), située à Wuhan, dans la province du Hubei. Au sein du pôle chinois de Wuhan sont implantés plusieurs laboratoires chinois importants, certains de niveau national (sou-tenues par le gouvernement central de Pékin), comme le Wuhan National Laboratory for Optoelectronics.

Par ailleurs, Eric Cassan et Béatrice Dagens, responsables pédagogiques de Nano3 sont également coordinateurs du réseau de recherche international franco-chinois (GDRI CNRS PHOTONET) en optoélectronique/photonique intégrée.

Le gouvernement chinois a fortement soutenu le domaine des nanotechnologies ces dernières années. La Chine est devenue l’un des premiers investisseurs du secteur et un des leaders mondiaux de la recherche sur les nano-technologies. Elle possèderait actuellement plus de 350 universités, une trentaine d’instituts de recherche et plus de 400 entreprises engagés dans la R&D du secteur des nanotechnologies. Une équipe de plus de 26 000 chercheurs venant d’instituts, d’universités et d’entreprises travaillerait dans ce domaine en Chine. Les objectifs du dévelop-pement des nanotechnologies sont principalement liés aux nanomatériaux et aux nanodispositifs. Les projets im-portants de nanotechnologie portent sur la nanoélectronique, la nanobiologie, et plus particulièrement la R&D de nouveaux matériaux fonctionnels et leur industrialisation. **

 

Pour plus d’informations sur cette école d’été : www.nano3.u-psud.fr - Email : nano.3 @ u-psud.fr

Si vous souhaitez organiser une école d’été, contactez Fiona Gérente, Chargée des Partenariats Internationaux, fiona.gerente @ u-psud.fr et Sandrine Lacombe, VP relations Internationales, sandrine.lacombe @ u-psud.fr

Notes :

* plus de 200 diplômés ces cinq dernières année dont environ 18% d’étudiants internationaux.
** source : Ambassade de France

Dernière modification le 12 juillet 2018