Le diplôme Etudiant-Entrepreneur a fêté ses 5 ans

Par Sabine Ferrier / Publié le 20 juin 2019

Les 5 ans du D2E « Diplôme Etudiant-Entrepreneur » de l’Université Paris-Saclay se tenaient le 4 juin 2019 sur le campus de l’Université Paris-Sud. Organisé par la Direction Orientation Professionnelle et Relations Entreprises (D-OP-RE) de l’Université Paris-Sud, l’anniversaire du D2E rassemblait étudiants, diplômés, partenaires académiques et socio-économiques sans oublier l’équipe pédagogique.


Afterwork Entrepreneuriat – Crédit photo : Sabine FERRIER

Basé sur le suivi, autour d’ateliers réguliers, le diplôme se fait dans une logique d’incubation sur 12 mois. Cette période permet le suivi du projet par une communauté de professionnels « tuteurs » issus du monde économique et académique mais aussi de structures spécialisées dans l’aide à la création d’entreprise : chefs d’entreprises, consultants et experts thématiques, etc.

Retour sur la soirée

Fort de son succès, près de 70 personnes étaient présentes pour fêter l’anniversaire de ce diplôme prometteur au regard des parcours de ses jeunes diplômés et du vivier d’entreprises et start-up qu’ils ont créé ou rejoint.

Les festivités ont démarré à 17H avec une série de pitch « D2E Demo Day » qui rassemblait des étudiants-entrepreneurs du D2E venus présenter leurs projets entrepreneuriaux devant un jury composé par des partenaires du diplôme : Banque de France, Banque Populaire, Finance & Technologie, In Extenso, Wilco Startup, Kurma Partners, Scientipôle Capital ou encore le Réseau Entreprendre.


Discours d’ouverture d’Alain Sarfati – Crédit photo : Sabine FERRIER

A 18H30, Alain Sarfati, Président de l'Université Paris-Sud et Pascal Corbel, Vice-Président chargé des relations avec les entreprises et de la formation tout au long de la vie de l'Université Paris-Sud, qui est aussi l’un des enseignants du Diplôme Etudiant-Entrepreneur, ont pris la parole aux côtés de Florence Law, Maître de conférences en sciences de gestion à l’IUT de Sceaux et responsable du D2E.

Tandis que Pascal Corbel revenait sur les cinq années passées et l’importance du D2E qui diffuse l’esprit entrepreneurial, Alain Sarfati a salué la place croissante de l’entrepreneuriat étudiant dans les universités et à Paris-Sud. Ils ont souligné la force de pouvoir créer son entreprise pendant ses études et de ne pas en attendre la fin pour se lancer. Le Statut National Etudiant-Entrepreneur offre un cadre propice à la création d’entreprise. Il sert de tremplin pour l'étudiant afin de nouer des relations professionnelles avec les banquiers, fournisseurs, clients qui perçoivent ce statut un peu particulier comme un gage de motivation supplémentaire.

Couplé au Statut National d’Etudiant-Entrepreneur, le D2E permet de bénéficier de nombreux avantages : accompagnement à l’entrepreneuriat renforcé, partenariats PEPITE, accès aux concours & prix nationaux, signature de Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) avec une structure type couveuse, ouverture sur les communautés et l’écosystème local de l’entrepreneuriat mais aussi visibilité auprès des partenaires et investisseurs potentiels.

Alain Sarfati et Pascal Corbel ont insisté sur le fait que le D2E prépare les étudiants à l’entrepreneuriat mais plus globalement au monde professionnel de demain avec des entreprises et des métiers qui évoluent de plus en plus vite et des carrières de moins en moins linéaires. Ils ont rappelé que les entreprises (et plus globalement les organisations) attendent maintenant de leurs salariés, et notamment de leurs cadres qu’ils soient acteurs du changement, voire qu’ils en soient à l’origine avec des intrapreneurs capables de faire bouger les lignes. Ainsi former à la démarche entrepreneuriale, ce n’est pas seulement former de futurs créateurs d’entreprises, c’est aussi former de futurs intrapreneurs.


Etudiants et diplômés du D2E – Crédit photo : Sabine FERRIER

Un évènement qui réunissait étudiants et diplômés

Le D2E souhaite développer une culture alumni afin de rassembler étudiants et diplômés qui partagent une expérience universitaire, autrement dit une histoire, des valeurs, des souvenirs et un sentiment d’appartenance à la fois source de connivence et de complicité propices à l’entraide. Les étudiants sont toujours ravis de pouvoir échanger avec leurs ainés et il y a toujours un parcours qui les inspirera plus que les autres. Les diplômés animés d’une fierté bien placée, sont toujours partants pour distiller leurs conseils à l’aune de leurs petites et grandes expériences toujours uniques. Au-delà de la culture alumni, ce sont aussi les retrouvailles de la communauté du D2E qui se transforment très vite en networking.

Fidèles à ce diplôme envers lequel ils expriment leur profonde reconnaissance, les diplômés des promotions précédents avaient fait le déplacement afin d’échanger notamment avec les étudiants. Trois d’entre eux ont présenté leur parcours depuis le D2E. Ils ont rappelé leur attachement à cette formation qui permet « l’accès à un réseau d’entrepreneurs partageant les mêmes galères » mais aussi « à un réseau d’experts » car dans la création d’une entreprise « on peut vite travailler toujours seul ». A ce titre, ils ont salué l’espace de coworking.



Timothée Le Quesne présente EnergySquare – Crédit photo : Sabine FERRIER

Timothée Le Quesne, a présenté EnergySquare : la recharge sans fil multiple et universelle qui permet de recharger smartphone, tablette ou encore ordinateur en déposant simplement l’appareil sur une surface dédiée ou un meuble équipé.

Même si la technologie développée est éminemment grand public, la stratégie est d'abord BtoB : convaincre les espaces de travail et les entreprises qui souhaitent supprimer les câbles en intégrant directement leur technologie dans le mobilier.

« Qui n'a jamais rêvé que ses produits électroniques se rechargent par magie ? » Toujours plus dépendant de nos smartphones ou ordinateurs portables, EnergySquare a mis au point depuis Saint-Mandé une solution afin de faciliter grandement la recharge des appareils électroniques du quotidien. « Nous avons mis au place une technologie de recharge sans fil par conduction » a expliqué Timothée. Il suffit d'installer une petite languette sous l'ordinateur portable ou sous le smartphone, puis de le poser sur la table afin de pouvoir recharger à la même vitesse qu'en filaire. La start-up est en discussions avancées avec aussi bien des fabricants d'ordinateurs portables que des constructeurs de meubles de bureaux. Elle faisait d’ailleurs partie de la sélection 100 start-up où investir en 2019 du Magazine Challenges. L'argent levé devrait lui permettre d'accélérer ses ventes ainsi que d'amorcer son développement à l'international en multipliant plus facilement la conclusion de contrats de licence avec de grands fabricants électroniques.

Timothée Le Quesne est lauréat du Challenge Startup Paris-Saclay, un programme de mentorat intensif, grâce auquel il part en 2016 pour une semaine en voyage immersif dans la Silicon Valley. Lauréat de la 2e édition de Happ’Ynnov Challenge Paris-Saclay, il remporte un ticket d’entrée pour le CES (Consumer Electronics Show) à Las Vegas . Depuis, EnergySquare a été récompensé de nombreuses fois pour sa technologie de rechargement sans contact dont deux fois au CES : en 2017 EnergySquare était récompensé par un Innovation Awards, en 2019 la start-up recevait le prix « Best of innovation ».

 

Pour en savoir plus sur EnergySquare : https://energysquare.co/

A découvrir en vidéo : EDF teste le prototype : https://www.edf.fr/start-up/edf-pulse/projets/finalistes/nergysquare-la-recharge-sans-fil-rapide-et-universelle

 



Damien Py et Emeric Delalandre présentaient respectivement Bob le mini lave-vaisselle et les montres HEGID – Crédit photo : Sabine FERRIER

Damien Py, qui a fondé Daan Tech, a fait la démonstration efficace de son mini lave-vaisselle 100 % français : Bob. De la taille d’un égouttoir, Bob fait 10 kg et lave en vingt minutes la vaisselle d’un repas de 2 personnes.

Ultra-pratique, il s’adapte à toutes les surfaces puisqu’il n’a pas besoin d’être branché sur une arrivée d’eau. Ecologique, une session de lavage consomme seulement trois litres d’eau (beaucoup moins que la vaisselle à la main), Bob dépense très peu d’énergie et affiche une classe énergétique A+++. D’abord, dès que Bob a terminé son cycle, il se déconnecte du secteur évitant de consommer en veille et la porte s’ouvre pour faciliter le séchage.

En précommande au prix de 299 €, le lave-vaisselle a déjà séduit plus de 6 300 personnes. « Notre public cible est large. En France, 7 millions de foyers d’une à deux personnes ne sont pas équipés de lave-vaisselle, faute de place ou n’ayant pas l’usage d’une machine de 6 ou 12 couverts. On s’adresse aux personnes qui vivent dans de petites surfaces, aux étudiants, aux couples, aux personnes âgées et de manière plus globale aux personnes qui n’aiment pas faire la vaisselle ».

Daan Tech a installé ses bureaux à la Station F, sur Paris mais travaille avec S20 Industries, un fabricant d’électroménager de La Roche-sur-Yon (Vendée) créé par des anciens de FagorBrandt. Commercialisé en ligne, leur lave-vaisselle connecté et personnalisable en 24 coloris sera fabriqué en Vendée. « Design for french manufacturing », résume Damian Py. « Notre challenge est de convaincre les fonds de soutenir l’industrie. Les investisseurs sont prêts à investir dans des objets connectés qui seront fabriqués en Asie mais un appareil plus traditionnel comme un lave-vaisselle fabriqué en France, il ne faut pas que l’étonnement cède à la réticence ». En attendant 6 300 personnes sont impatientes de recevoir Bob « pour jeter l’éponge » comme aime à plaisanter Damian.

Grâce au D2E, Damien Py a été accompagné sur de nombreux salons. Les équipes de Daan Tech étaient à Viva Technology en 2018 sur le stand de l’Université Paris-Saclay puis en 2019 sur celui de la CCI Paris (grâce à la CCI Essonne). Le mini lave-vaisselle a pu faire le Global Industrie Campus ainsi que le salon du Made in France avec Pépite Ile-de-France ; Enfin la start-up a été quelques jours dans la boutique éphémère des Etudiants-Entrepreneurs de la Rue du Made In France en mai 2018.

 

Pour en savoir plus sur Bob : https://daan.tech/fr/

A lire dans le Huffingtonpost l’article sur Bob : https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/01/bob-le-lave-vaisselle-portable-made-in-france-va-vous-changer-la-vie-si-vous-vivez-en-appartement_a_23350195/

 



Focus sur les montres HEGID avec Emeric Delalandre – Crédit photo : Sabine FERRIER

Emeric Delalandre repense la conception et l’usage de la montre de luxe avec son entreprise horlogère HEGID « Horlogerie Evolutive Globale Identité Différente ».

La grande particularité de sa marque tient dans le fait qu’elle propose des montres mécaniques personnalisables au gré de son humeur ou de sa tenue alliant expertise technique et artistique avec une qualité irréprochable du mouvement. Une montre évolutive qui permet d’en définir l’esthétique et l’univers, défini et assemblé par soi-même pour s’approprier l’objet et le rendre davantage unique.

La montre est composée de trois parties :
•    Une partie intemporelle : la capsule, le cœur de la montre contenant son mouvement mécanique précis (boitier, mouvement, cadran, aiguilles, couronne et verre), qui, une fois achetée, accompagnera pendant des décennies son porteur.

Les autres éléments de « style » sont interchangeables en un tour de main, sans connaissance particulière ni outil offrant une montre demeurant étanche :
•    La carrure, le corps de la montre customisable qui peut donner une forme aussi bien sportive qu’habillée ;
•    Le bracelet, l’habit de la montre, lui aussi personnalisable, qui est la touche stylistique ou pratique.

La série inaugurale, d’où le nom « S.I » limitée à 90 pièces modulaires, a déjà attiré l’œil des passionnés d’horlogerie. Elle s’inspire des garde-temps qui équipaient les pilotes durant la seconde guerre mondiale mais aussi des montres d’après-guerre.

Une autre particularité d'Hegid est la volonté de réaliser le maximum de pièces en France et plus particulièrement dans le Doubs. Si le mouvement est d'origine suisse, les autres composants proviennent bien de France et sont assemblés du côté de Pontarlier.

On peut essayer, tester, « construire » sa montre Hegid en boutique (plus précisément dans la galerie Hervet Manufacturier, au 8, rue Volney 75002 Paris, du lundi au samedi de 10 à 19h), mais on ne repart pas avec. Une fois le choix réalisé, on passe commande et l'on la reçoit chez soi.
La Série Inaugurale vendue au prix de 2800 euros dans une belle boîte en bois brut a déjà séduit de nombreux dandy ! 

Emeric Delalandre a été lauréat du Réseau Entreprendre et bénéficie de l’accompagnement de PEPITE. Hegid avait été en effet sélectionné pour représenter l’Université Paris-Saclay lors de la sélection nationale du Prix PEPITE 2017. 

 

Pour en savoir plus sur Hegid : https://hegid.com et https://www.youtube.com/watch?v=utSiD93OVHU

Pour découvrir le goût des dandy : https://www.lesrhabilleurs.com/2018/07/hegid-watches-montre/

Dernière modification le 21 juin 2019