Les étudiants en Pharmacie ont défendu leur projet d'étude de cas face à des professionnels

 

Par Léa Remaud / Publié le 17 avril 2018

Les étudiants en cinquième année industrie/recherche ont présenté leurs études de cas les 3, 4 et 5 avril derniers. Retours sur ces trois jours d’échanges entre industriels et futurs industriels.

Les études conduisant au diplôme d’État de Docteur en Pharmacie permettent de choisir entre trois types  d’orientations : Officine, Pharmacie Hospitalière, Biologie Médicale, Recherche et Industrie-Recherche. Souvent plus méconnue, cette troisième voie ouvre pourtant sur de nombreux débouchés. En effet, le pharmacien est le garant de la sécurité pharmaceutique des produits de santé et exerce dans différents domaines : recherche et développement, qualité, mise sur le marché, marketing, pharmacovigilance,… Pour préparer au mieux les étudiants qui choisissent cette filière, les équipes pédagogiques de la Faculté de Pharmacie ont inscrit au programme de la cinquième année des études de cas.

L’étude de cas à l’UFR Pharmacie, quèsaco ?

Au début de l’année, la promotion des étudiants de 5ème année est divisée en deux groupes : une moitié des étudiants est affectée à l’étude de cas « Médicament » et l’autre moitié à l’étude de cas « Dispositif Médical ». Chaque groupe doit alors se mettre en situation, pendant 6 mois, de créer sa propre start-up, laboratoire, entreprise… avec l’élection de PDG et responsables de pôles, la mise en place d’essais cliniques, des procédures juridiques à respecter… A l’issue de ces six mois de travail, les étudiants présentent leur travail devant un jury de professionnel durant une journée. Une mise en situation, certes factice, mais incroyablement proche de la réalité.

Des soutenances toujours plus professionnelles

Cette année encore, le niveau des soutenances orales a été très élevé. Elles ont débuté le 3 avril avec deux demi-journées de présentation en anglais.

Le 4 avril, c’est l’étude de cas médicaments, à travers la start-up Astyanax, qui a ouvert la session 2018 en présentant le lancement de Amlyra L.P, un traitement de la maladie de Huntington de l’adulte diagnostiqué dans les stades 1, 2 et 3. Cette maladie génétique orpheline se caractérise par une mutation du gène codant pour la protéine Huntingtine sur le chromosome 4. La protéine mutée provoque alors des troubles cognitifs (démence), psychiatriques (altération de comportement) et moteurs (chorée).

L’absence de traitement curatif pour cette maladie a poussé Astyanax à repositionner le lithium, molécule connue et utilisé dans les traitements d’autres maladies, dans le traitement symptomatique de la maladie de Huntington qui touche près de 20 000 personnes en France.

C’est avec force de conviction et succès qu’Astyanax et l’ensemble de ses partenaires nous ont fait participer à la journée de lancement de ce nouveau traitement symptomatique.

Le lendemain, Menodev, étude de cas dispositif médical, a présenté la mise sur le marché de Résolvo, la nouvelle endoprothèse coronaire (ou stent) entièrement biorésorbable. Ce nouveau dispositif médical apporte une solution durable aux insuffisances coronariennes et permet de rendre l’implantation du stent plus facile. Avec plus de 275 000 poses de stents par an en France, Résolvo apporte des solutions sur le long terme : réduction du risque de thrombose et de resténose instrastent, optimisation de l’apposition du stent pendant et post-opération. 

Résolvo est composé de 3% de cuivre (amélioration des propriétés mécaniques de ce dispositif), de 0,8% de magnésium (augmentation de la vitesse de corrosion du stent) et de 96,2% de zinc (amélioration de l’élongation du stent : plus novateur). Cette endoprothèse coronarienne promet d’être stable mécaniquement pendant 6 mois puis de se résorber totalement en 25 mois.
C’est donc avec un argumentaire solidement bâti que Menodev a convaincu le jury de professionnels tout au long de la journée.

Des talents récompensés

A l’issu de ces deux jours, quatre étudiants ont été récompensés pour leur travail fournit au sein du groupe et pour leur prestation orale persuasive. Ainsi, Lucie Albinet et Brice Aouchiche de l’étude de cas médicament et Margaux Caldera et Thomas Spoliar de l’étude de cas dispositif médical, se sont chacun vu offert par l’AICM (Association des Industriels de Châtenay-Malabry)  une journée en compagnie d’un industriel de la santé.

Dernière modification le 18 avril 2018