Ils sont diplômés de la VAE et nous avons fêté cela avec eux !

Par Sabine Ferrier / Publié le 21 juin 2018

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour obtenir un diplôme universitaire, l'Université Paris-Sud permet aux actifs de valoriser et faire reconnaître leurs acquis de l'expérience. Elle a développé depuis plusieurs années une offre de formations et un accompagnement spécifique pour permettre aux candidats à une VAE de mener à bien leur projet.

Parce qu’un diplôme par VAE vaut autant qu’un diplôme obtenu dans le cadre d’un parcours en formation « classique », il serait bien dommage de ne pas le fêter ! La Direction de l’Orientation Professionnelle et des Relations Entreprises proposait donc la première soirée VAE Université Paris-Sud afin de féliciter les diplômés des dernières promotions. Celle-ci s'est déroulée le Vendredi 1er Juin à partir de 19H au niveau du Bâtiment 330.

Un moment de convivialité qui rassemblait les diplômés VAE et les acteurs de leur réussite.

La soirée a été inaugurée par un discours de la Présidente de l’Université Sylvie Retailleau qui a souligné le mérite des personnes diplômées par VAE, parcours tout aussi exigeant qu'une formation initiale, tout en remerciant chaleureusement le personnel encadrant. « Vous êtes des acteurs majeurs de notre université et des liens que celle-ci peut nouer avec les entreprises et vous êtes des exemples pour nos étudiants » a-t-elle tenu a rappeler en s’adressant aux diplômés. La soirée s’est poursuivie par un apéritif dinatoire accompagné d’un concert de jazz et de diverses animations ainsi que d’un photocall pour immortaliser l’instant.

Des parcours très différents étaient présents comme en témoignent les diplômés et leurs formateurs :

Clémence 47 ans, « De l’IUT de Sceaux au concours Business Plan de la Banque Mondiale »

« J’étais chargée des marchés publics à l’Université Paris-Diderot avec un poste de Catégorie C et je souhaitais changer de carrière. D’origine sénégalaise j’avais depuis quelques temps un projet de construction écologique d’un hébergement de vacances au Sénégal. J’ai choisi de passer une VAE, je me suis renseignée via le site Validexper sur lequel j’ai trouvé l’offre de formation de l’Université Paris-Sud qui m’a semblé la plus adaptée notamment lorsque l’on a un projet d’entrepreneur. J’ai eu de la chance car l’Université Paris-Sud proposait justement une réunion d’informations VAE à laquelle je me suis rendue et où j’ai obtenu de précieux renseignements pour présenter un bon dossier de recevabilité. J’ai pu rejoindre l’IUT de Sceaux et intégrer une Licence Professionnelle en Management des organisations Option Entrepreneuriat. J’ai intégré la promotion 2015 – 2016 et j’ai passé mon diplôme en deux étapes. D’abord avec un passage devant le jury pour présenter mon projet puis avec la rédaction d’un business plan. Je me suis rendue à la Chambre de commerce du Sénégal et j’ai noué un partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar pour la partie construction écologique avec les problématiques propres au territoire sénégalais.

Ma VAE a été le début d’une belle aventure car lors de mon déplacement au Sénégal, j’ai découvert qu’un concours « Business Plan » était organisé par la Banque Mondiale. J’ai décidé de présenter mon projet avec l’Université Paris-Sud qui m’encourageait. Je n’ai pas gagné le concours mais j’ai terminé parmi les finalistes, cela m’a donné beaucoup plus d’assurance. A mon retour en France j’ai continué à consolider mon business plan mais je me suis lancée en parallèle dans l’obtention d’un concours de la fonction publique mais en Catégorie B cette fois-ci afin de sécuriser ma situation. Je l’ai obtenu et sur les 78 personnes admises j’ai terminé à la quatrième place ce qui est une vraie fierté à nouveau. Désormais je travaille à la Sorbonne au sein de Département Chimie où je gère les conventions de stage des Masters 1 & 2, la mobilité internationale et plus spécifiquement les programmes ERASMUS. Je n’abandonne pas mon projet, il trotte toujours dans ma tête, je vous donnerai des nouvelles bien sûr ! »

Esther et Laurence 28 ans et 43 ans, « Regards croisés en diplômée et formatrice »

Laurence, 28 ans : « Je suis technicienne en formation & recherche microbiologie à AgroParisTech mais en réalité dans mes fonctions je suis davantage sur un poste d’assistante ingénieur. Ma responsable m’a poussé à faire un Master afin d’avoir cette reconnaissance. Je me suis renseignée et il y a un vrai enjeu car je voulais une formation spécifique donc je voulais être sûre de ne pas me tromper. L’Université Paris-Sud noue des liens étroits avec les entreprises pour proposer des formations toujours plus adéquates avec les besoins du marché. Les liens avec AgroParisTech sont si importants que plusieurs salariés sont intervenants dans des cours et que plusieurs UE ont lieu directement dans les locaux de l’institut. A cette occasion j’ai pu échanger avec des responsables de Master, c’était rassurant. En étant désormais diplômée, je suis vraiment contente, j’ai cette reconnaissance, je l’ai fait pour moi, ce n’était pas simple de se remettre dans des études mais j’ai réussi c’est l’essentiel ! Mes enfants qui sont encore à l’école m’ont vu bosser comme une folle, c’était drôle, je crois que j’ai donné un exemple fort. Ils ont été bluffés ».

Esther, 43 ans : « Je fais partie de la cellule Formation Continue de l’IUT de Cachan où je gère tous les étudiants qui postulent à la VAE. Comme le fait remarquer Laurence, il faut bien choisir son diplôme donc j’accompagne les candidats à la VAE, je peux valider des choix mais je peux aussi réorienter si cela est nécessaire. Ensuite j’ai un suivi psychologique et pédagogique des candidats retenus. La VAE est l’occasion d’apprendre à se connaitre, c’est un bilan de compétences et un bilan sur son expérience professionnelle, cela peut être déstabilisant.

Une des spécificités de l’Université Paris-Sud est que chaque bénéficiaire de VAE bénéficie d’un référent qui l’accompagne et le soutient. J’ai rencontré Laurence lors d’un atelier d’accompagnement collectif pour la VAE afin de se préparer à l’oral du jury. Je suis là pour rassurer, expliquer les attendus, former à la prise de parole en public avec la voix, les gestes ou encore le rythme. Dans ces ateliers collectifs on joue beaucoup sur la dynamique de groupe mais aussi sur l’interdisciplinarité avec les échanges riches que cela engendre. Le partage d’expériences permet de prendre du recul et de se rendre compte que l’on est plusieurs embarqués dans la même aventure ».

Dernière modification le 11 juillet 2018