Ces étudiants du magistère de physique sont montés sur le podium !

Par Anaïs Vergnolle / Publié le 23 février 2017

Les 3 et 4 février derniers, huit étudiants de M1 du Magistère de Physique Fondamentale ont participé à des « combats de physique » lors de joutes oratoires publiques en anglais dans le cadre du French Physicists’ Tournament. En lice face à huit équipes d’autres universités ou grandes écoles, l’équipe de l’Université Paris-Sud a fini sur la troisième marche du podium !


En bleu, l’équipe de l’université Paris Sud, lors du combat avec l’équipe de l’université Paris Diderot, en rouge, et de l’équipe de CentraleSupélec, en sombre derrière le jury (crédit : French Physicists' Tournament 2017 - Andréane Bourges).

Une compétition de jeunes physiciens

Le French Physicists’ Tournament est une rencontre annuelle organisée par la Commission Jeunes de la Société Française de Physique, soutenue par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et parrainée par l’Académie des Sciences.

Luc Barast, Lydia Chabane, Sarah Christin, Daniela Galarraga, Thibaut Perdereau, Guillaume Thiam, Thibault Vieu, et Clément Walter, épaulés par le service technique du Magistère de Physique Fondamentale de l’Université Paris-Sud, ont travaillé plusieurs mois sur une série de dix problèmes ouverts : combien d’aimants peut-on poser sur une table, quelle est la hauteur maximum d’une tour construite en bonbons lego, déterminer la hauteur de saut d’un pop-corn à partir de son « pop », fabriquer une aurore boréale de poche ou encore fabriquer un micro espion soviétique le plus performant possible.


L’équipe de l’université Paris Sud (crédit : Jean-Marie Fischbach, Université Paris-Sud).

« Combats » de physique et problèmes à résoudre

Pour la première fois dans leur scolarité, ces étudiants ont dû répondre à des questions auxquelles leurs professeurs n’avaient pas de réponse – et auxquelles il n’y a pas une unique bonne réponse. Ils ont travaillé en groupe de manière autonome et ont appris à s’organiser, à se répartir les tâches, à travailler ensemble, à se faire confiance, et à supporter la pression de ce concours… Aucun des problèmes n’avait de solution évidente. Les étudiants ont dû mener en parallèle dix études de physique, avec recherche bibliographique, étude expérimentale et étude théorique, dans des domaines aussi variés que la physique des plasmas ou la mécanique des fluides.

Lors de l’étude d’un problème sur les aimants, l’équipe a par exemple développé un nouveau critère pour déterminer l’instant où tous les aimants se collent les uns aux autres, le « critère de Walter ». Tout cela représente de nombreuses heures de travail ; les étudiants ont pu s’investir totalement dans ce projet grâce à l’appui de la filière de physique fondamentale, qui a reconnu l’intérêt pédagogique de ce concours et a libéré du temps pour les étudiants en les dispensant de plusieurs jours de travaux pratiques, tout en assurant un soutien technique et scientifique à l’équipe.


Dispositif expérimental pour étudier le saut du pop-corn (crédit : équipe FPT 2017 de l’Université Paris-Sud).

Une belle performance pour une première participation !

Les joutes du 3 et 4 février ont constitué le point d’orgue de tout ce travail. Ces combats ont permis aux équipes de comparer les résultats que chacune a obtenus aux problèmes posés et ont donné lieu à des confrontations d’idées et d’arguments, le tout en anglais ! La question de la corrélation du bruit du pop-corn et de sa hauteur de saut a notamment été vivement débattue… Outre l’aspect compétition propre à un concours (l’équipe gagnante est sélectionnée pour représenter la France à l’International Physicist’s Tournament), ces journées ont été l’occasion pour l’équipe de rencontrer d’autres jeunes physiciens et d’avoir des discussions autour de la physique, indépendamment des combats.

Pour une première participation à ce concours, l’équipe de l’Université Paris Sud, qui termine troisième, peut être fière de son travail et de ses résultats. Pour les étudiants, ce concours constitue une introduction à la recherche, et ils s’en souviendront : la physique, cela peut être autre chose que de résoudre des équations assis sur une chaise… Bravo à eux !


Construction de tours avec des blocks de légo fabriqués en gélatine alimentaire. Quelle hauteur maximale peut-on atteindre ? (crédit : équipe FPT 2017 de l’Université Paris-Sud).

Le magistère de physique fondamentale d’Orsay

Il s’agit d’une formation aux développements théoriques les plus modernes, qui permet une compréhension des méthodes d’analyse de la recherche, une adaptabilité aux problèmes divers rencontrés dans une carrière scientifique et technique. Des enseignements d’informatique approfondis, de langue, d’économie et de gestion viennent compléter une large palette d’enseignements plus traditionnels dans les domaines de la physique fondamentale.

Cette formation complète et approfondie en Physique d’une durée de trois ans est destinée aux bons étudiants de première et deuxième année de Licence et des classes préparatoires. C’est une formation universitaire de haut niveau s’articulant d’une part sur la recherche, par les stages en laboratoire en première année de Magistère (Licence 3e année) et en troisième année de Magistère (Master 2e année), et d’autre part sur le monde professionnel par les stages en entreprise en seconde année de Magistère. Cette formation inclut les diplômes nationaux de Licence et Master de Physique Fondamentale.

 

En savoir plus

Le site de la Section française de l'International Physicists' Tournament

Contact : frederic.bouquet @ u-psud.fr

Dernière modification le 24 février 2017