Pour ces doctorants, leur handicap n’est plus un handicap

Par Stéphane Duquerroy / Publié le 26 septembre 2016

Quatre doctorants en situation de handicap ont eu l’opportunité de démarrer leur thèse cette rentrée 2016 au sein de l’Université Paris-Sud, grâce au dispositif des contrats doctoraux handicap (CDH).

Inciter et aider les étudiants en situation de handicap à poursuivre leur cursus de formation au plus haut niveau, c’est-à-dire en doctorat est l’un des objectifs du dispositif des contrats doctoraux handicap (CDH) proposés par le Ministère (*).

Des efforts constants

Depuis sa création en 2011, plus de 100 jeunes chercheurs ont bénéficié de ce dispositif, et plus d’un quart ont déjà soutenu leur thèse ou la soutiendront prochainement. L’Université Paris-Sud a toujours pu proposer les candidatures de chercheurs issus de ses formations, ce qui a permis de financer sept thèses Paris-Sud entre 2011 et 2015, soit chaque année une ou deux candidatures retenues. En outre plusieurs autres candidats dès lors identifiés ont pu aussi être financés sur fonds propres augmentant le nombre de doctorants en situation de handicap travaillant à l'Université Paris-Sud.

Pour l’année 2016, le dispositif introduit une nouveauté, l’obligation de financer la thèse d’un étudiant handicapé sur fonds propres pour chaque étudiant financé par le ministère et son dispositif du CDH. Dans le cadre de la COMUE Paris-Saclay, six candidatures ont été proposées, cinq émanant de l’Université Paris-Sud. Quatre sont retenues et pourront commencer leur travail de recherche cette année, deux financées par le MENSR avec un CDH, deux financées par l’IDEX Paris-Saclay. 


Répartition des étudiants handicaps et non handicaps dans les formations LMD (source MENESR, recensement des étudiants en situation de handicap, année universitaire 2013-2014)

Ces efforts constants, tant au niveau des formations que des équipes d’accueil, permettent d’accroître chaque année le nombre de docteurs en situation de handicap. Ces nouveaux doctorants démontrent chaque jour qu’il est possible d’accéder aux plus hauts niveaux de formation malgré une situation de handicap.

A terme l’objectif est de corriger la tendance persistante observée dans les enquêtes ministérielle : une surreprésentation des étudiants handicapés au niveau de la licence et une sous-représentation en master et doctorat (graphique ci-dessus). En 2013-2014, on dénombre près de deux étudiants inscrits en licence pour un étudiant en master pour la population générale alors que ce rapport est de 3,3 pour les étudiants handicapés et de 2,8 pour l’Université Paris-Sud où ces disparités sont donc moins prononcées qu’au niveau national.

Notes :

* A noter, un dispositif similaire existe aussi au CNRS (https://www.dgdr.cnrs.fr/drh/concours/handicap2.htm)

Contact : Stéphane Duquerroy, chargé de mission Handicap à l’Université Paris-Sud, mission.handicap @ u-psud.fr

Les contrats doctoraux handicap (CDH) proposés par le ministère visent à favoriser la poursuite d’études jusqu’au niveau le plus élevé pour les étudiants en situation de handicap, à créer un vivier de titulaires d’un doctorat pour répondre aux besoins de recrutement tant dans le milieu académique que dans les entreprises, encourager et soutenir les établissements d’enseignement supérieur à mettre en œuvre les dispositions issues des lois du 11 février 2005 - loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées - et du 22 juillet 2013 - loi ESR.

 

Plus d’infos : www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid100602/contrats-doctoraux-handicap.html

Dernière modification le 29 septembre 2016