La fraude aux examens : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Par Hugo Vacus / Publié le 29 juin 2016

Chaque année à la même période, le sujet de la fraude aux examens s’invite dans l’actualité nationale voire internationale. A l’Université Paris-Sud comme dans les autres universités françaises, les cas de fraudes sont soumis à la commission de discipline. Décryptage du circuit de la procédure. 


Les cas de triche se sont perfectionnés, et les sanctions évoluent pour en tenir compte. © wavebreakmediamicro / 123RF Banque d'images

70,5% des personnes avoueraient avoir déjà « triché » au moins une fois au cours de leur scolarité et plus d'un étudiant sur dix aurait déjà eu recours à la triche lors de ses études universitaires[i]. La problématique s’est renforcée avec l'arrivée sur le marché de nouvelles technologies : téléphones portables, montres connectées, micro-caméras, micro-oreillettes et un accès à l'information de plus en plus simple. La notion de fraude dans l'esprit des étudiants en est directement impactée et la limite à ne pas franchir se brouille parfois dans l'esprit des étudiants.

Une procédure en trois temps

La « triche » peut parfois sembler être le dernier recours devant les contraintes de la vie étudiante et face à un retard trop important dans les révisions. Trop souvent pourtant, l’étudiant qui va frauder ne se rend pas compte des conséquences de son geste. En 2015, quarante et une sanctions disciplinaires ont été appliquées à l'université Paris-Sud suite à des fraudes concernant par exemple l'usage de téléphones portables ou le recours