François Cottin élu Directeur de l'UFR STAPS

Par Yves Drothier / Publié le 26 juin 2018

Maître de conférences à l’Université d’Evry où il a occupé les fonctions de directeur du département STAPS durant 16 ans, François Cottin a rejoint l’Université Paris-Sud en 2015 au poste de Professeur des Universités. Il vient d’être élu Directeur de l’UFR STAPS de l’Université Paris-Sud pour succéder à Christine Le Scanff qui occupait cette fonction depuis 2008. François Cottin a pris ses fonctions le 18 juin 2018. Il présente les grands enjeux de son mandat pour les 5 ans à venir.


© M. LECOMPT / UPSUD

Pouvez-vous vous présenter et rappeler brièvement votre parcours ?

J’ai fait mes études universitaires en STAPS à Orsay. Après avoir été reçu au CAPEPS en 1984 puis à l’agrégation d’EPS en 1992, j’ai été professeur d’EPS dans deux établissements du second degré Je suis rentré ensuite à l’UFR STAPS d’Orsay en 1996 sur un poste second degré. Puis j’ai soutenu ma thèse en janvier 1999 et j’ai obtenu un poste de maître de conférences à l’Université d’Evry. J’ai été élu directeur du département STAPS d’Evry dès mon entrée en fonction et j’ai soutenu mon habilitation à diriger des recherches en 2006.

A partir de 2013, nous avons commencé à travailler avec Paris-Saclay. J’ai fait rentrer un des parcours de master d’Evry dont j’étais responsable dans la School « Sciences du sport et du mouvement humain » (SSMH). Enfin, j’ai été recruté en 2015 sur un poste de professeur à l’UFR STAPS de l’Université Paris-Sud afin notamment de diriger la School que j’ai contribué à créer.

Quelles sont les transformations que vous souhaitez porter pendant votre mandat ?

L’UFR STAPS est déjà bien présente au sein de Paris-Saclay, avec une school, une école doctorale, et à travers la fédération de laboratoires de recherche FEDEV, dans laquelle le CIAMS [laboratoire de recherche de l’UFR STAPS] est fortement impliqué. Dans le cadre de mon mandat, un des objectifs est de créer une graduate school qui intégrerait la school et l’école doctorale en relation avec leur environnement recherche.

Quel est l’intérêt de cette graduate school ? son positionnement ?

Nous voulons garder une identité forte autour des sciences du sport et du mouvement humain au niveau de Paris-Saclay, c'est-à-dire ne pas être intégrés dans une school de science ou santé plus générale, mais bien exister en tant que tel. Il faudra néanmoins veiller à garder un lien étroit avec les formations de Licence STAPS.

Un autre objectif sera d’adapter les licences STAPS au format préconisé par l’Université Paris-Saclay. Notamment par la création d’une « Ecole universitaire de 1er cycle Paris-Saclay » (EU1CPS) qui réunira à la fois des licences générales et des licences professionnelles. Il s’agira d’assurer au sein de lʼEU1CPS un partage des savoir-faire, un essaimage des méthodes pédagogiques originales, un suivi et un accompagnement renforcé, des contrats personnalisés avec les étudiants. L’innovation pédagogique sera soutenue et encouragée.

Et en matière de recherche, quels sont les projets en cours ?

Continuer notre travail dans FéDeV, avec nos partenaires tout d’abord. Dans l’optique de notre intégration dans la future Université Paris-Saclay, nous cherchons à gagner en visibilité internationale. Pour cela nous organisons une journée internationale, où nous invitons des conférenciers à forte visibilité internationale, et au cours de laquelle nous remettons des prix pour les doctorants.

Il y a de beaux projets en cours au niveau de Paris-Saclay par exemple dans le parcours « Handicap neurologique » de la School où l’on travaille avec l’hôpital de Garches sur les blessés médullaires ou encore le parcours « Vieillissement et handicap : mouvement et adaptation » en relation avec l’UFR médicale de Kremlin Bicêtre. De même, avec les collègues de CentraleSupélec, en Sciences de l’ingénieur, nous menons des recherches en robotique bio-inspirée qui servent d’adossement recherche au Master Ingénierie et sciences du mouvement humain. A Marcoussis, nous travaillons avec la fédération française de rugby sur la pratique du « rugby à cinq ». C’est une pratique spécifique, ouverte à tous quel que soit son état de forme. Nous avons testé cette activité sur une population de personnes sédentaires. En pratiquant 1h30 de rugby par semaine pendant 3 mois, tous les indicateurs de santé repassaient au vert. En situation post cancer aussi, on s’aperçoit que l’activité physique aide non seulement à mieux supporter les traitements, mais aussi à stabiliser ou à améliorer les indicateurs de bonne santé physique.

Nous sommes très actifs dans ces domaines en matière de recherche, c’est un enjeu majeur de santé publique.

L’international figure également comme l’un des points importants de votre mandat. Que souhaitez-vous mettre en œuvre ?

Déjà s’inspirer des meilleures pratiques existantes chez nos confrères. Nous sommes par exemple allés voir au Québec des cliniques du sport. Ce sont des établissements qui permettent de dresser un bilan de santé de personnes en reprise d’activité sportive. Un des objectifs de mon mandat sera de créer une clinique des sports à laquelle le SUAPS sera associé.

Ensuite, il faut continuer à travailler sur la reconnaissance internationale de la recherche à l’UFR STAPS, par ses publications et sa participation aux congrès internationaux. Dans le cadre de la School SSMH, nous organisons désormais chaque année un workshop international à destination des étudiants de master et des doctorants.

L’attractivité de l’UFR STAPS dans Paris-Saclay nécessite de développer des formations à l’international. Pour cela, il faudra augmenter le nombre de cours en anglais, de partenariats avec des universités étrangères et de création de formations courtes destinées à un public international. Il faut aussi renforcer les mobilités internationales entrantes et sortantes des étudiants et des enseignants.

A l’horizon 2020, nous souhaitons pouvoir proposer un parcours international uniquement en anglais, et ajouter à l’offre Paris-Saclay les masters en management du sport. On essaie d’ailleurs de se rapprocher de l’ENS pour mutualiser certains enseignements. Notre objectif étant de proposer 25% de nos formations en anglais. 

Les installations sportives sont-elles au niveau des besoins de l’UFR STAPS ?

Nous suivons avec le SUAPS (Service des activités sportives de l’Université Paris-Sud), qui dépend de l’UFR STAPS, tous les projets d’équipements sportifs sur le plateau de Saclay ou dans la vallée de la Bièvre. Le sujet qui nous préoccupe actuellement concerne la piscine de Chatenay-Malabry, qui a été fermée pour des questions de sécurité, mais qui n’a pour le moment pas été remplacée. Nous espérons vivement que la construction de la piscine au sein de la plaine des sports sera réalisée dans un avenir très proche.

Dernière modification le 26 juin 2018