Trois prix de la Chancellerie attribués à des docteurs de Paris-Sud

Par Gaëlle Degrez / Publié le 8 décembre 2017

Trois docteurs de l'Université Paris-Sud – Université Paris-Saclay figurent parmi les lauréats des Prix de la Chancellerie des Universités de Paris décernés lors d’une cérémonie solennelle organisée le 5 décembre 2017.

Chaque année, une cinquantaine de jeunes docteurs de toutes nationalités, issus des 17 universités et de 6 grands établissements d’enseignement supérieur d’Île-de-France, se voient récompensés d’un prix de 10 000 euros pour l’excellence de leurs travaux de recherche en droit, économie et gestion, médecine, sciences, lettres et sciences humaines et pharmacie. À ces 50 prix solennels s’ajoutent 5 prix de thèse en droit privé « André Isoré » de 2 000 euros chacun et 12 prix honorifiques en droit, économie et gestion.  En 2017, trois docteurs de l’Université Paris-Sud-Université Paris-Saclay ont reçus cette distinction.

En sciences


Nicolas Bourg, lors de la remise de son prix par Alain Sarfati, Vice-président du conseil d'administration de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris- Sylvain LHERMIE.

Nicolas Bourg a reçu le Prix Arconati-Visconti pour sa thèse intitulée : « Nanoscopie de fluorescence tri-dimensionnelle pour la biologie »

Cette thèse a porté sur le développement d’une nouvelle méthode d’imagerie de fluorescence à résolution tri-dimensionnelle nanométrique. Cette nouvelle stratégie, qui s’appuie sur les propriétés photophysiques des sondes fluorescentes, participera, sans aucun doute, à l’étude et à l’élaboration de nouvelles solutions thérapeutiques aux différentes maladies comme les cancers et les maladies neurodégénératives.

« J’ai choisi ce sujet pour l’aspect pluridisciplinaire de la thématique, à savoir l’optique, l’informatique, la chimie et la biologie. De plus, j’ai été grandement motivé par l’aspect humain. En effet, j’ai effectué ma thèse dans l’équipe de Sandrine Lévêque-Fort et Guillaume Dupuis, deux personnes à qui je dois beaucoup depuis bientôt 10 ans. Je les remercie vivement pour leur confiance, leur formation de qualité et leurs qualités humaines exceptionnelles. Enfin, je remercie l’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay (ISMO – UPSUD/CNRS) pour son formidable environnement de travail. »

Directrice de thèse : Sandrine Lévêque-Fort, chercheur CNRS à l’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay (UPSud/CNRS) – Faculté des Sciences de l’Université Paris-Sud

En Pharmacie


Adam Skiredj, lors de la remise de son prix par Alain Sarfati, vice-président du conseil d'administration de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris- Sylvain LHERMIE.

Adam Skiredj a reçu le Prix Régnier pour sa thèse intitulée « Accès facile à de nombreux squelettes originaux pour la biologie : « auto-assemblage biomimétique de structures polycycliques complexes. »

Et si certaines substances naturelles se formaient avec une part de spontanéité ?

Guidés par ce postulat original, ses travaux de doctorat avaient plusieurs objectifs. D’une part de réaliser les premières synthèses totales de substances naturelles complexes. En l’occurrence des alcaloïdes marins du groupe des aplysinopsines : le dictazole B, le tubastrindole B et leurs analogues. Et d’autre part de comprendre les liens bio-synthétiques qui unissent ces métabolites.

« Une insatiable curiosité et une passion pour les molécules biologiquement actives m’ont conduit à étudier la pharmacie, la chimie organique et la pharmacognosie puis à entreprendre des recherches à l’interface de ces disciplines.

Je tiens à remercier le professeur Erwan Poupon qui a été un mentor bienveillant et un directeur de thèse motivant. Je remercie par ailleurs le Labex LERMIT pour le financement de ces travaux et l’équipe de Chimie des Substances Naturelles du laboratoire BioCIS pour son accueil. »

Directeur de thèse : Erwan Poupon, Professeur à la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud, co-responsable de l’équipe de recherche Chimie des Substances Naturelles du Laboratoire Biomolécules : Conception isolement, synthèse – BioCIS (UPSUD/CNRS)

En droit et sciences politiques


Marie-Anne Daillant, lors de la remise de son prix par Alain Sarfati, vice-président du conseil d'administration de l'Université Paris-Sud. © Chancellerie des universités de Paris- Sylvain LHERMIE.

Marie-Anne DAILLANT a reçu le Prix honorifique Capitant pour sa thèse intitulée :  « Le retard dans l’exécution des contrats (XIIème-XIXème siècle). Contribution historique à l’étude de la responsabilité contractuelle ».

La responsabilité contractuelle suscite de vives controverses doctrinales depuis plusieurs décennies. La thèse livre l’histoire de ce concept à travers l’un de ses faits générateurs, le retard dans l’exécution des contrats.

Une étude diachronique de la matière, menée de la renaissance juridique jusqu’au temps du Code civil, permet de mettre en lumière les hésitations quand à la qualification fautive du retard contractuel, ainsi que l’élaboration progressive d’un régime de responsabilité contractuelle pour retard.

« Nos plus sincères remerciements s’adressent à nos directeurs de thèse Michèle Begou Davia (Université Paris-Sud) et Olivier Descamps (Université Panthéon-Assas) »

Directeurs de thèse : Michèle Begou Davia Professeur à la faculté de Droit Economie Gestion de l’Université Paris-Sud et Olivier Descamps, Professeur à l’Université Panthéon-Assas

Dernière modification le 8 décembre 2017