Marc Humbert, lauréat du Prix 2016 de la Fondation de France

Par Gaëlle Degrez / Publié le 8 février 2017

Marc Humbert, Professeur de pneumologie à l’Université Paris-Sud est l’un des lauréats des prix médicaux 2016 de la Fondation de France. Cette prestigieuse distinction récompense ses travaux sur l'hypertension artérielle pulmonaire et plus précisément sur la maladie veino-occlusive pulmonaire. Ce prix lui a été remis Jeudi 2 Février 2017 au Collège de France


Marc Humbert lors de son discours. © Au centre de la photo, Marc Humbert, lors de la remise de son prix au Collège de France. © A.Guerra/Fondation de France.

Depuis sa création, la Fondation de France s’est donnée comme mission de soutenir les progrès de la science et de la médecine. En 2015, près de 10 millions d’euros ont été dédiés à la recherche médicale afin d‘ouvrir la voie à de nouveaux concepts dans la lutte contre les maladies et d’encourager la vocation de jeunes chercheurs.

Plusieurs jurys de chercheurs et professeurs éminents ont sélectionné 20 chercheurs et/ou équipes pour leurs travaux originaux et innovants dans les domaines de la nutrition, la cancérologie, la bactériologie, les maladies neurodégénératives, les addictions et les neurosciences, qui déboucheront à terme sur des applications en santé publique.


Le groupe des lauréats. © Au centre de la photo, Marc Humbert, lors de la remise de son prix au Collège de France. © A.Guerra/Fondation de France.

Une reconnaissance pour les maladies pulmonaires rares

Depuis des années, Marc Humbert dédie une grande partie de son travail à l’étude de l’hypertension artérielle pulmonaire. « L’HTAP », comme on la surnomme, est une maladie grave traitée par trois grandes familles de médicaments qui permettent d’améliorer la survie sans toutefois guérir définitivement les patients. On compte chaque année en France quelques centaines de nouvelles personnes touchées par cette pathologie rare. Elle se caractérise par une hausse de la tension dans les artères pulmonaires qui vont du cœur aux poumons.

Ayant réuni sur un même site des chercheurs et des cliniciens spécialisés, Marc Humbert et son équipe sont parvenus à d’importants résultats comme la validation de nouvelles approches de dépistage, la mise au point d’un nez artificiel capable de détecter dans l’air exhalé les composés qui « signent » l’HTAP ou la description des bases génétiques des HTAP héritables. « Ce prix, qui rend l’association de malades HTaP France très heureuse, est une reconnaissance des maladies pulmonaires rares », témoigne le chercheur.

Marc Humbert compte consacrer les sommes reçues à l’étude d’une maladie proche de l’HTAP : la maladie veino-occlusive pulmonaire héritable, ou MVO, qui reste réfractaire à tout traitement. Déjà, l’équipe a découvert des mutations du gène EIF2AK4, associées à cette pathologie. « Notre but, c’est de découvrir les mécanismes responsables de cette variante sévère d’hypertension pulmonaire », indique le scientifique.

Marc Humbert
● Professeur de pneumologie à l’Université Paris-Sud
● Directeur de l’unité « Hypertension artérielle pulmonaire » (Inserm / Université Paris-Sud)
● Chef du service de pneumologie à l’Hôpital Bicêtre (AP-HP, à Paris), centre national de référence de l’hypertension pulmonaire

Dernière modification le 8 février 2017