Cinq enseignants-chercheurs de l'Université Paris-Sud nommés à l'IUF

Par Gaëlle Degrez / Publié le 1er juin 2017

Trois enseignants-chercheurs de l’Université Paris-Sud viennent d'être nommés à l’Institut Universitaire de France en tant que membres juniors et deux en tant que membres seniors. La cérémonie officielle d’installation des nouveaux membres aura lieu le 23 octobre prochain à La Sorbonne.

Belle moisson pour l’Université Paris-Sud avec la nomination de cinq nouveaux membres à l'Institut Universitaire de France. Cette distinction récompense la qualité scientifique de l'activité universitaire des candidats et vise à leur apporter un soutien supplémentaire en termes de ressources et de temps libéré au profit de la recherche.

Le statut de membre senior est destiné à des "enseignants-chercheurs dont la qualité des recherches est reconnue internationalement [et à qui] il est important de permettre de créer le savoir dans de bonnes conditions et aussi de le diffuser au sein même de l'université qui les a aidés, là où ils ont développé leur laboratoire et leur équipe de recherche".

Le statut de membre junior est destiné à de "jeunes enseignants-chercheurs, [d'au plus 40 ans au moment de leur désignation], professeurs des universités ou maîtres de conférences, dont la qualité est exceptionnelle et qui sont dans une phase de création pendant laquelle ils ont besoin d'être déchargés partiellement de leurs cours et de certaines obligations administratives"
A ce jour, l’Université Paris-Sud compte 68 enseignants-chercheurs qui bénéficient ou ont bénéficié du statut de membres de l’IUF.

Trois nouveaux membres juniors

Bastien Berret
Maître de Conférence à l’UFR STAPS, Bastien Berret effectue ses recherches au laboratoire CIAMS (Univ. Paris-Sud).

Sa recherche vise à développer des théories mathématiques du contrôle du mouvement humain avec des perspectives neurophysiologiques et computationnelles. Cette recherche est interdisciplinaire et mixe des disciplines telles que les neurosciences, la biomécanique, la robotique et les maths appliquées. La plupart des théories sont formalisées dans le cadre du contrôle optimal et de l’apprentissage machine. En complément, des expériences de psychophysique sont élaborées pour tester les modèles et déchiffrer les mécanismes sous-jacents du contrôle sensorimoteur. Les applications de ces recherches concernent tous les champs qui interagissent avec le mouvement humain comme la réhabilitation (ex : aider des patients à recouvrer des fonctions motrices perdues à l’aide d’exosquelettes).

Simona Mura
Maître de Conférence à la faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud, Simona Mura effectue ses recherches à l’Institut Galien Paris-Sud (UPSud/CNRS).

Son activité de recherche concerne l’utilisation des nanotechnologies pour l’administration, le transport et la vectorisation des médicaments. L’objectif est de concevoir des nanomédicaments plus efficaces pour le traitement des maladies graves telles que le cancer et les maladies du système nerveux central. En parallèle elle travaille sur le développement de modèles expérimentaux (systèmes de culture cellulaire 3D) qui permettent un screening efficace des nanomédicaments : l’objectif est d’identifier rapidement ceux qui auront le plus de chance d’atteindre le stade de l’expérimentation clinique.
Son projet proposé à l’IUF vise à développer une approche ciblée pour bloquer l’infiltration de cellules immunitaires à travers la barrière hémato-encéphalique enflammée dans le cadre de la sclérose en plaques, maladie neuro-inflammatoire la plus courante du système nerveux central.

Filippo Santambrogio
Filippo Santambrogio est Professeur des Universités au Laboratoire de Mathématiques d'Orsay à la Faculté des Sciences de l’Université Paris-Sud (UPSud/CNRS). Il a rejoint le LMO en 2010 et il y conduit des recherches en mathématiques appliquées.

Son sujet de recherche principal est le transport optimal (comment déplacer des particules en minimisant le coût du déplacement, qui peut dépendre des parcours, des distances, de leurs interactions...), tout comme ses applications en mécanique des fluides, trafic routier, mouvement de foules, économie. Plus en général, ses recherches portent sur des problèmes d'analyse mathématique (le calcul des variations, c'est-à-dire l'optimisation dans des espaces fonctionnels, et les équations aux dérivées partielles, typiquement elliptiques ou paraboliques), en interaction avec l'analyse numérique et la théorie des jeux. Ses recherches actuelles se concentrent surtout sur la notion de congestion et ses effets dans l'optimisation et l'équilibre des populations.

Deux nouveaux membres seniors

Silvio Franz
Silvio Franz est Professeur à la Faculté des sciences de l’Université Paris-Sud. Il effectue ses recherches au sein du Laboratoire de Physique Théorique et Modèles Statistiques -LPTMS (UPSud/CNRS).

Son intérêt principal de recherche est la théorie des verres : la transition vitreuse et les propriétés des verres à basse température. Il voit les phénomènes vitreux comme une manifestation des caractéristiques générales des paysages énergétiques complexes. Au cours des dernières années, il a obtenu une description de quasi-équilibre des hétérogénéités dans les liquides surfondus. Il a introduit une description de théorie des champs avec désordre "auto-induit" qui mappe le problème des hétérogénéités sur le modèle d’Ising en champs aléatoire. Du côté des basses températures, il a relié la transition de brouillage aux problèmes de satisfaction de contraintes en informatique. Sylvio Frantz étudie des modèles simples qui illustrent l'origine des excitations de faible énergie à basse température.

Myriam Taverna
Myriam Taverna est professeur des universités en chimie analytique et biotechnologie en 2005. Elle crée, alors une jeune équipe de recherche (JE) et rejoint en 2010 avec l'ensemble de son équipe, l'institut Galien Paris-Sud (UPSud/CNRS)

Elle est reconnue au niveau international pour son expertise en électrophorèse capillaire des protéines et peptides. Les principales thématiques de sa recherche sont actuellement :

  • Le développement de microsystèmes d’analyse de peptides et de protéines dédiés au diagnostic de pathologies neuro-dégénératives
  • La caractérisation de micro et nano-vecteurs pour la vectorisation de médicaments
  • L’étude des  conformations de protéines thérapeutiques et  de complexes ou d’agrégats protéiques
  • Le développement de techniques analytiques de criblage in-vitro de l’activité de molécules « candidats médicaments » notamment en ce qui concerne deux pathologies le diabète et la maladie d’Alzheimer

Son projet proposé à l’IUF vise à explorer de nouvelles stratégies analytiques pour découvrir de nouveaux biomarqueurs de maladies neurodégénératives (MN) ou améliorer les performances des tests diagnostiques existants.

Dernière modification le 1 juin 2017