Une seconde chance

Par Geoffrey MARCO / Publié le 28 juin 2016

L'Université Paris-Sud possède son propre jardin botanique géré par le service Environnement et Paysages de la Direction du patrimoine. Localisé sur le campus d'Orsay, il abrite une faune, sauvage ou non, qui s'y ébat. Depuis 2015, l’Université Paris-Sud est ainsi centre d’accueil dans le cadre d'un programme de ré-introduction de hérissons.


Les hérissons sont particulièrement vulnérables et peu visibles lorsqu'ils traversent les routes. © evegenesis / 123RF Banque d'images

Le hérisson peut vivre 10 ans, sa moyenne d’âge dans la nature n’est pourtant que de deux ans. Plus du tiers de sa population périt en effet chaque année. Une grande partie meurt écrasée sur les routes. Mais l’ingestion directe de pesticides dans les jardins et cultures ou les accidents divers comme les noyades dans les piscines sont parmi les autres causes de mortalité du hérisson dont l’homme est responsable.

Ce petit animal fait donc l'objet de différents programmes de prévention et de préservation. Ainsi, depuis 2015, l’Université Paris-Sud est devenue centre d’accueil dans le cadre d'un programme de ré-introduction de hérissons du CEDAF (Centre d’accueil de la faune sauvage d’Alfort).

Préserver la faune sauvage

Le CEDAF accueille les animaux sauvages en difficulté (blessés, empoisonnés, petits abandonnés…) jusqu’à ce qu’ils soient rétablies et qu’ils puissent être relâchés dans leur milieu naturel. Le CEDAF est une structure associative fonctionnant grâce aux dons et aux bénévoles. Les soins pour les animaux sauvages y sont donc gratuits. On y retrouve de nombreuses espèces en convalescence : rapaces, oiseaux, rongeurs, fouine, renard, mais aussi des hérissons.

Le service est accompagné dans sa démarche par Sara Stahl bénévole au CEDAF. Cette spécialiste des hérissons a notamment aidé et dirigé le service environnement et paysage pour la conception d’un enclos et des installations indispensables à l’accueil de ces petits pensionnaires. Elle est également conseil dans le suivi de l’animal au cours des périodes de relâchés. 

D'une façon générale, le CEDAF recueille de nombreux animaux blessés qui lui sont amenés après une collision avec un véhicule. En effet la fragmentation de leur habitat, par les routes et les infrastructures construites par l’homme, les oblige à prendre des risques lors du passage d’un espace de vie à un autre. Préserver les habitats naturels des animaux est indispensable à leur protection mais redoubler de vigilance en voiture reste une façon simple et à la portée de tous de limiter ce phénomène.

Cet article est publié dans le Numéro 3 de l’Échappée Verte, le journal de Service Environnement et Paysage (également téléchargeable sur la page du jardin botanique de Maunay, jardin universitaire).

Plus d'informations sur le CEDAF : http://www.vet-alfort.fr/web/fr/33-faune-sauvage.php

Dernière modification le 28 juin 2016