Un nouvel instrument pour faire rayonner les sciences de la Terre

Par Cécile Pérol / Publié le 21 janvier 2016

Mercredi 20 janvier a été inauguré au laboratoire Géosciences Paris-Sud (Université Paris-Sud/CNRS), un nouvel instrument qui va permettre à la communauté des géochimistes et géologues de réaliser de nouveaux types de mesure relatifs à la radioactivité.


Présentation du nouvel instrument LA-ICPMS-HR par Cécile Gautheron, enseignant-chercheur au Laboratoire Géosciences Paris-Sud - GEOPS (UPSud/CNRS) en présence notamment (de g à d sur la photo) de Véronique Debisschop, déléguée régionale du CNRS en Ile de France, Eric Chassefière, Directeur du Laboratoire Géosciences Paris-Sud - GEOPS (UPSud/CNRS) et de Faten Hidri, Vice présidente en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche à la région Ile-de-France. © M. LECOMPT / UPSud

Dans le cadre d’un projet sur les sciences de l’environnement, du climat et de la Terre, le laboratoire Géosciences Paris-Sud (GEOPS – Université Paris-Sud/CNRS) en partenariat avec le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE – CEA/CNRS/UVSQ) s’équipe d’un système d’ablation laser couplé à un spectromètre de masse à source plasma de type ICPMS1-Haute Résolution (ELEMENT XR Thermofisher Scientific couplé à un Laser excimer Teledyne).

Cet instrument va permettre la mesure d’éléments radioactifs, radiogéniques et stables pour différents types d’échantillons (sédiments, sols, eau, roches, minéraux) de façon ponctuelle avec l’ablation laser (analyse micrométrique) ou sur les échantillons mis en solution directement. La précision, la sensibilité et la stabilité de cet instrument permettront de mener une recherche compétitive et innovante en utilisant les éléments chimiques à la fois chronomètres et marqueurs des interactions entre les différentes composantes du Système Terre (océan, croûte terrestre), à différentes échelles spatiales (du micron au millimètre) et temporelles (de 10 à 10 millions d’années).

Une plateforme analytique de géochimie et géochronologie

A l’initiative de plusieurs laboratoires franciliens (LSCE, GEOPS, ESE, CSNSM, ICMMO2) rassemblés au sein de l’Université Paris-Saclay, l’acquisition de cet instrument s’inscrit dans le cadre de la plateforme analytique commune de géochimie et géochronologie entre GEOPS et le LSCE (PANOPLY). Le financement d’un tel instrument fédérateur a été permis grâce aux soutiens de la région Ile-de-France, de la fondation BNP Paribas, de l’Université Paris-Sud, du CNRS , du CEA et de l’Université Versailles St-Quentin en Yvelines.

Dernière modification le 21 janvier 2016