La Physique des Solides se refait une beauté

Par Marie Beuneu / Publié le 4 juillet 2016

Le Laboratoire de Physique des Solides - LPS (UPSud/CNRS) fait l’objet d’une opération de rénovation, de reprise des façades et de réaménagement de certains espaces. Les travaux viennent de démarrer.


La facade du LPS après rénovation. © Patriarche & Co

Unité mixte de recherche entre l'Université Paris-Sud et le CNRS, le Laboratoire de Physique des Solides (LPS) rassemble environ 240 personnes. Ses activités de recherche couvrent la matière condensée dans toute sa diversité, et reposent sur un fort couplage théorie/expérience et sur le développement et l’utilisation d’une instrumentation scientifique innovante.

Bien conçu dès son origine en 1970, le bâtiment 510 et son annexe 510A se devaient cependant d’être modernisés. Ce projet de réhabilitation, sur une surface de 11 100 m², est mené par le bureau d’études CET associé à l’agence d’architectes Patriarche & Co.

"Le projet prévoit de mettre le laboratoire aux normes de sécurité et d’accueil des personnes à mobilité réduite, d’améliorer son isolation, de climatiser les salles d’expérience et de les adapter aux équipements modernes (protection contre les vibrations, le bruit, les champs magnétiques…). Les façades seront rénovées et modernisées. Certains espaces communs du bâtiment, comme le hall d’accueil, l’amphithéâtre, la cafétéria et des salles de réunion, seront réaménagés. " explique Sylvain Ravy, directeur du LPS.

Fin des travaux en octobre 2018


Vue aérienne de l'actuel bâtiment. © Alticlic

Les travaux ont démarré en juin dernier et se déroulent en site occupé, aile par aile, pendant une durée de trente mois. L’opération nécessite des déménagements successifs : les occupants de l’aile sud, première aile à être rénovée, se sont installés dans des bureaux aménagés au Parc Club Orsay Université. Une fois l’aile réhabilitée, les personnels s’y réinstalleront et l’aile suivante déménagera. Les travaux tourneront dans le sens des aiguilles d’une montre, jusqu’à l’aile est. Ils doivent s’achever en octobre 2018.

« Du point de vue scientifique, les bâtiments du LPS seront conçus pour accueillir les montages expérimentaux dans de meilleures conditions. Le projet devrait également rendre le bâtiment plus agréable à vivre et favoriser la convivialité. Il y a également un enjeu qui dépasse le cadre du LPS et qui est le regroupement de laboratoires de physique au sein du Centre de Physique Matière et Rayonnement (CPMR cf encadré). Nous espérons que ce regroupement donne aux laboratoires une nouvelle dynamique et une meilleure attractivité. L’objectif, c’est que le CPMR forme un pôle défini, clair et visible au sein de Paris-Saclay. » Sylvain Ravy, directeur du LPS.

Le projet de réhabilitation permettra notamment :
- de mettre le bâtiment aux normes de sécurité et d’accueil des personnes à mobilité réduite,
- d’améliorer l’isolation et la climatisation du bâtiment,
- de moderniser les façades,
- d’adapter les salles d’expérience aux équipements modernes (protection contre les vibrations, bruits et les champs magnétiques …),
- de réaménager les espaces d’accueil et de rencontre,
- d’intégrer une démarche de Qualité Environnementale avec certification HQE.

 

Centre de Physique Matière et Rayonnement
Situé sur le plateau du Moulon, le Centre de Physique Matière et Rayonnement, centre majeur de physique moléculaire et physique de la matière condensée (solide et fluide) de l’Université Paris-Saclay dont l'Université Paris-Sud est membre fondateur regroupe : le laboratoire Fluides, Automatique et Systèmes Thermiques -FAST (UPSud/CNRS) ; le Laboratoire de Physique Théorique et Modèles Statistiques -LPTMS (UPSud/CNRS) ; le Laboratoire de Physique des Solides -LPS (UPSud/CNRS) ; le Laboratoire Aimé Cotton LAC (UPSud/CNRS/ENS Cachan) ; le futur Institut Pascal (IPa) ; le futur bâtiment d’enseignement de la physique. Cet ensemble scientifique et immobilier relève du Plan Campus, et complète une première phase initiée par la construction de l’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay ISMO (UPSud/CNRS/IOGS).

Dernière modification le 4 juillet 2016