Les Universités, moteurs de croissance

Par Cécile Pérol / Publié le 8 septembre 2015

7 milliards d’euros et 75 000 emplois: telle est la valeur ajoutée pour l’économie française des trois universités françaises membres de la Ligue des Universités de Recherche Européennes (LERU) : l’Université Paris-Sud, l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et l’Université de Strasbourg (Unistra). C’est ce qui ressort d’une étude commandée par la LERU au cabinet  BiGGAR Economics et dont les résultats ont été présentés mardi 8 septembre 2015.


De gauche à droite : Kurt Deketelaere, secrétaire général de la LERU - Jacques Bittoun, Président de l'Université Paris-Sud - Alain Beretz, Président de l'Université de Strasbourg, Président de la LERU - Graeme Blackett, cabinet Biggar economics - Jean Chambaz, Président de l'Université Pierre et Marie Curie. © UPMC-Pierre Kitmacher

La Ligue des Universités de Recherche Européennes (LERU) a commandé une étude au cabinet BiGGAR Economics sur la contribution de ses 21 universités membres à l’économie européenne. Les trois universités françaises membres de la Ligue des Universités de Recherche Européennes (LERU) - l’Université Paris-Sud, l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et l’Université de Strasbourg (Unistra) – ont souhaité faire réaliser un focus sur leur propre contribution. Il ressort de cette étude qu’en 2014, les trois universités françaises de la LERU ont généré une valeur ajoutée brute (VAB)1 de plus de 7 milliards d’euros et 75 000 emplois en France, ainsi que 7,5 milliards d’euros et 84 000 emplois en Europe.

Investir dans les Universités de recherche : une contribution majeure pour l’économie

Le rapport établit également qu’un euro de valeur ajoutée brute directement générée par les universités françaises de la LERU contribue à hauteur de près de 4,5 euros à l’économie française. L’étude détermine que chaque euro ajouté au budget des trois universités génère une valeur ajoutée de 3,96 euros à l’économie européenne dont 3,81 euros à l’économie française. Chaque emploi directement créé par ces trois universités génère par ailleurs près de 3,2 emplois dans l’économie française.

La répartition, en France, de cette contribution dans les 5 domaines établis par l’étude concerne :

  • Les activités des trois universités et l’ensemble de leur communauté académique (incluant l’activité des EPST sur leurs campus) : en 2014, elles ont généré une contribution économique de 2,5 milliards d’euros de VAB et 37 000 emplois. Cela comprend les personnels employés par les universités, les dépenses en fournitures, la consommation du personnel dans l’économie locale et les projets d’investissements.
  • Les étudiants : leurs dépenses, leurs emplois (hors des universités), leurs engagements bénévoles et les stages étudiants ont généré  1 milliard d’euros de VAB et 18 000 emplois.
  • Le transfert de connaissances et l’innovation : dans ce domaine, la contribution des trois universités représente 1,8 milliards euros de VAB et près de 20 000 emplois. L’étude a pris en compte les activités de licence, de consulting, de recherche contractuelle et collaborative, de créations d’entreprises, de parcs de recherche et d’innovation, de formation continue et les contributions non rémunérées des personnels. D’autres dimensions relatives au développement des connaissances sont évaluées même si elles ne peuvent être directement quantifiées.
  • Le tourisme : les activités touristiques engendrées par les chercheurs, les étudiants et leurs familles, ainsi que par l’organisation de conférences scientifiques représentent 50 millions euros de VAB et 700 emplois.
  • Le « graduate premium » : cette contribution mesure l’augmentation de revenus induite par l’obtention d’un diplôme universitaire durant toute la durée d’une carrière. Elle est évaluée à 1,8 milliards euros de VAB pour la cohorte de diplômés 2014.

L’extrapolation de cet impact à l’ensemble des universités de recherche européennes suggère que le secteur contribue pour plus de 300 milliards d’euros et génère 3,8 millions d’emplois en Europe. Cela équivaut à 2,2 % de la VAB totale de l’économie européenne et à 1,8 % des emplois en Europe.

Pour consulter l'ensemble de l'étude, télécharger le communiqué de presse.

Note :

1. La valeur ajoutée brute est déterminée par la différence entre la valeur totale produite par les universités et leur niveau de consommation en fournitures et services.

Dernière modification le 14 septembre 2015