Une délégation Paris-Sud reçue au CERN

Par Étienne Augé et Gaëlle Degrez / Publié le 4 septembre 2014

Le 25 aout, une délégation de l’Université Paris-Sud emmenée par son Président Jacques Bittoun a été officiellement reçue au CERN pour discuter des travaux de recherche en cours et du transfert de connaissances.


La délégation Paris-Sud pendant sa visite. © CERN / Jean-Claude Gadmer

Créé sous l’égide de l’UNESCO, le CERN est un grand laboratoire international de physique des particules situé à cheval sur la frontière franco-suisse à proximité de Genève fête actuellement soixante années de science pour la paix. Les représentants de Paris-Sud ont pu profiter de l’arrêt temporaire du LHC pour découvrir ce gigantesque accélérateur circulaire de 27 km de circonférence installé dans un tunnel à 100 mètres sous terre.

Plusieurs expériences sont installées sur le LHC parmi lesquelles quatre grandes expériences, deux "généralistes" (ATLAS et CMS) et deux plus spécialisées (LHCb et ALICE). Deux laboratoires de l’Université Paris-Sud sont fortement impliqués. Le Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire (LAL- CNRS/UPSud) est impliqué à la fois dans ATLAS et dans LHCb, tandis que l’Institut de Physique Nucléaire (IPN – CNRS/UPSud) est impliqué dans ALICE.

De fortes collaborations


La présence de Jacques Bittoun, président de l'Université Paris-Sud, est venue souligner l'importance de cette collaboration entre deux acteurs majeurs de la recherche. © CERN/Jean-Claude Gadmer

Le détecteur ATLAS, grâce auquel le boson de Higgs a été récemment découvert, a été présenté par le porte-parole et la responsable de la partie française de cette expérience à laquelle ont collaboré près de 3000 chercheurs de 38 pays. La journée s’est poursuivie par la découverte du centre de calcul qui, relié à d’autres grands centres dans le monde par grille de calcul, permet de traiter et trier les énormes quantités de données fournies par ATLAS et d’autres détecteurs. Les contributions des laboratoires de l’Université Paris-Sud ont été évoquées. De nombreux chercheurs de l’Université se sont ainsi impliqués tant dans la conception et la construction des détecteurs qu’au traitement informatique et à l’exploitation des données pour extraire des résultats qui déterminent notre compréhension de la physique des deux infinis.

Enfin, cette visite a aussi été l’occasion de discuter autour du transfert de connaissances. La construction d’accélérateurs et de détecteurs nécessite en effet une constante innovation technologique, et le chef du service de transfert de technologie a exposé l’intense activité du CERN dans ce domaine. Les discussions qui s’en ont suivies ont plus particulièrement porté sur développements destinés à l’imagerie médicale et à la radiothérapie. Ceci a été illustré par une visite du prototype d’imageur AX-PET et par celle du décélérateur d’antiprotons qui permet d’une part des expériences de très haute précision à partir d’atomes d’anti-hydrogène et d’autre part d’étudier la destruction de tumeurs cancéreuses par des faisceaux d’antimatière.

Dernière modification le 4 septembre 2014